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Les avocats lyonnais disent non à l'instrumentalisation de la Justice

Les avocats lyonnais disent non à l'instrumentalisation de la Justice

Vie juridiqueDroit Publié le ,

Face à l'instrumentalisation de la Justice dans le débat public, les avocats lyonnais haussent le ton. "Si les conditions d'exercice des métiers de la justice restent compliquées, l'institution judiciaire n'est pas responsable de tous les maux", explique Serge Deygas, bâtonnier de Lyon, réagissant à la motion adoptée le 4 juin par le Conseil national des barreaux (CNB) et visant à la défense de la justice et de l'Etat de droit.

"Il est choquant d'opposer justice et police qui restent deux maillons complémentaires et essentiels de la République. La justice ne doit pas être prise en otage, tandis que les dysfonctionnements existent depuis de nombreuses années par un manque de moyens criant", poursuit le bâtonnier qui reconnaît la hausse du budget de 8 % (à 8,2 Md€ en 2021) de la justice négociée par le Garde des Sceaux Eric Dupond Moretti.

Serge Deygas : "Je fonde beaucoup d'espoir dans les États généraux de la Justice"

S'appuyant sur un rapport de la Commission Européenne pour l'efficacité de la justice, Serge Deygas explique que la France reste toutefois à la traine des Etats membres de l'UE concernant le budget alloué par habitant. 69 euros pour la France contre 92 euros en Espagne et 83 euros en Italie. "Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice sous François Hollande, avait même évoqué une justice en voie de clochardisation".

L'avocat lyonnais évoque la nécessité d'une refonte totale de l'institution judiciaire à travers un plan Marshall idoine. "Je fonde beaucoup d'espoir dans les Etats Généraux de la justice annoncés par Emmanuel Macron. Une opportunité de rendre la justice plus moderne et efficace."

Greffe

Si selon Serge Deygas, la surpopulation carcérale est l'un des maux de la justice française, il pointe aussi du doigt le manque d'effectifs au niveau des greffes pour fluidifier le traitement des dossiers qui engorgent les tribunaux. « Le tout carcéral n'est pas une réponse pour notre pays alors que des peines alternatives seraient plus efficaces » juge-t-il.

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