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Le visage burlesque de Beckett.

Laurent Fréchuret éclaire En attendant Godot avec humanité et drôlerie.
Le visage burlesque de Beckett.
© Christophe Raynaud de Lage - Jean-Claude Bolle-Reddat dans un rôle à la démesure de son immense talent

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Si vous avez raté les représentations de En attendant Godot, fin janvier à la Croix-Rousse, il vous reste trois jours pour découvrir l’une des mises en scène les plus pertinentes et drôles du chef d’œuvre Beckett. Car, le théâtre du plus français des dramaturges irlandais parle de choses tragiques avec une ironie noire qui suinte dans ses pièces où cohabitent l’humour et le désenchantement, où subsiste une lueur d’espoir, fut-elle mince, pour donner encore du ressort à la vie. Texte fondateur d’un courant théâtral qui s’attache à la part d’ombre de la condition humaine, pièce emblématique, mille fois visitée, En attendant Godot n’a jamais quitté la scène.


Sur une route menant nulle part, Gogo (formidable Jean-Claude Bolle-Reddat) et Didi (David Houri) essaient de tuer le temps dans l’attente du mystérieux Godot qui doit les sauver. Dieu (God), la mort ou la salut, chacun en fera son miel. Le metteur en scène Laurent Fréchuret laisse les spectateurs libres de définir l’identité de cet être espéré en vain. Jouant à la fois sur le burlesque et le désespoir, il plonge le vagabondage inutile de ces deux épaves dans l’absurdité, retrouvant ainsi les propos de Jean Anouilh qui, à propos de la pièce, parlait de « Pensées de Pascal jouées par les Fratellini ».

Théâtre de Villefranche, 1er au 3 mars

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