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Le SIRHA amorce la révolution de l'alimentation

Une fois de plus, Lyon et région Auvergne-Rhône-Alpes tout entière ont vibré au rythme de la gourmandise avec le Sirha qui s'est déroulé du 26 au 30 janvier.
Le SIRHA amorce la révolution de l'alimentation

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Comment définir ce salon qui, bien au-delà de la mise en avant de produits alimentaires particulièrement transcendés par des concours internationaux de très haut niveau comme la Coupe du monde de la pâtisserie, le Bocuse d'Or ou encore l'International catering cup, suit les tendances et les innovations ?

Si jadis on parlait de repas ou plus simplement de restauration «dans ou hors foyer», aujourd'hui c'est de food service dont il s'agit, porteur de nouvelles tendances et techniques. Rassurez-vous, c'est toujours à table que vous apprécierez une nourriture saine, réalisée avec des produits de qualité et surtout mise en valeur par des artisans de haute volée, que vous soyez dans un restaurant gastronomique, un bouchon ou dans votre salle à manger. Tout cela n'obérant pas hélas les nouvelles habitudes de consommation, qu'elles soient rapides ou pire encore faisant appel à l'industrie et ses nombreux adjuvants.

On comprend aisément que le Sirha ne peut que valoriser les valeurs fondamentales et les poncifs d'une cuisine saine, respectueuse de l'environnement et locale qui transcende les produits. Et toujours, dans un esprit Maîtres restaurateurs de France et cuisine maison. Un coup de chapeau d'ailleurs à son président le chef Christian Têtedoie (MOF) qui ne cesse d'en défendre les valeurs. La table doit rester un moment de convivialité et de partage dont le bien-être et le plaisir gourmand demeurent la base. Santé, plaisir et nutrition étant encouragés par la pratique du flexitarisme.

La Coupe du monde de la Pâtisserie à la Malaisie

Créée par Gabriel Paillasson (MOF) avec Valrhona il y a trente ans (1989), cette épreuve distingue les jeunes talents de ce monde de sucré. Ils étaient 21 pays cette année à concourir durant 10 heures par équipe de trois (sucre, glace et chocolat), sans la France, qui ayant remporté la dernière édition (2017,) ne pouvait se représenter.

Technique, savoir-faire ou encore créativité sont toujours les règles de ce concours où, pour la première fois, un dessert entièrement vegan porteur de tendances actuelles était imposé aux candidats.

Si l'intérêt d'un tel concours est de reconnaître les meilleurs pâtissiers du monde, il est également de faire émerger des pays peu habitués à ce type de concours.

La preuve en est avec la Malaisie qui a remporté d'une courte tête l'édition 2019 de la Coupe du monde de la pâtisserie, devant le Japon et l'Italie.

Les pays nordiques dans le top 3 du Bocuse d'Or

Beaucoup d'émotions également dans ce concours, qui se déroulait pour la première fois sans son créateur visionnaire, Paul Bocuse décédé en janvier 2018.

Désormais président du concours, mais aussi du Sirha, Jérôme Bocuse a su rapidement trouver ses marques pour perpétuer, sans en changer les codes, cette manifestation qui propulse au firmament de la gastronomie, le meilleur cuisinier du monde. Une tâche délicate, que le fils Bocuse mène à bien avec discrétion, modestie, mais aussi efficacité et toujours dans l'esprit du « Père ».

Une fois de plus et pour poursuivre son ascension sur les podiums, l'esprit gourmand nordique a pris le dessus dans cette 17e édition classant dans le top 3, le Danemark (qui remporte son 2e Bocuse d'Or), la Suède et la Norvège parmi 24 pays en lice qui se sont affrontés 5h35 durant, autour du rôtissage d'un carré de veau (5 côtes premières) et d'une chartreuse de légumes aux coquillages. La Finlande ayant obtenu le prix spécial plateau.

Cette année la France (prix spécial assiette cependant) avec sa 6e place était loin du podium.

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