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Le rôle du commissaire aux comptes en période de crise

Le rôle du commissaire aux comptes en période de crise

EconomieCommuniqué - Publié le ,

Quel est le rôle du CAC vis-à-vis de ses clients en cette période de crise ?

Le rôle du CAC, en cette période de crise et d'incertitude, est d'être à l'écoute et de dialoguer avec les chefs d'entreprises qui peuvent se sentir désemparés, isolés. Il doit donc être présent, remplir son rôle pédagogique et rester à l'écoute des annonces des pouvoirs publics. Cela doit lui permettre de répondre aux dirigeants qui n'auraient pas eu accès à ces informations et ainsi mieux les accompagner. Cette présence est indispensable pour tirer la sonnette d'alarme en temps voulu et remplir son rôle de prévention des difficultés des entreprises. Le CAC a également un rôle en accompagnant les entreprises dans lesquelles il intervient pour les demandes de Prêt Garanti par l'Etat (PGE).

Nous sommes plus que jamais garants de la sécurité financière des entreprises et portons les valeurs de la transparence et de la confiance. Comment le CAC s'adapte-t-il face à la situation ? Et quels outils sont mis en place ?

En premier lieu, le commissaire aux comptes doit apprécier l'état des difficultés rencontrées par son client du fait de la situation actuelle. Sa mission de prévention des difficultés des entreprises lui impose de déclencher une « alerte » en cas de doute sur la continuité d'exploitation. Cette procédure, formelle et soumise à différents délais, peut ne pas être en phase avec l'urgence de certaines situations. Ainsi, pour s'adapter au contexte, il a été introduit une notion « d'alerte phase zéro ». Il s'agit d'une démarche de prise de connaissance du risque, sans formalisme imposé, adaptée à la taille et à la complexité de l'entreprise. La notion de crise rend la réaction du CAC immédiate, avec des délais plus courts.

En second lieu, le CAC doit, dans la mesure du possible, accomplir ses travaux permettant la certification des comptes. Du fait du confinement, il doit déployer des outils de travail collaboratif et dématérialisés pour fonctionner avec ses clients et avec ses équipes. Les professionnels ont à leur disposition ce type d'outils depuis déjà des années et sont donc prêts à relever ce défi.

Comment pensez-vous l'après crise pour la profession ?

Aujourd'hui, tout le monde est touché par la crise, tout est gelé. Le CAC est pour le moment un observateur, en vigilance active, qui communique le plus possible et de façon la plus optimale. La reprise de l'activité économique sera sans doute progressive, inégale en fonction des secteurs d'activité et des zones géographiques. Et il y aura sans doute, dans cette période, beaucoup de fragilité pour les entreprises. Dans cette phase de reprise, nous serons une source d'alerte pour identifier les acteurs en difficulté et permettre le déploiement, au bon moment, des dispositifs d'aide. Notre rôle de vigilance sera alors encore plus important et fondamental.

Un décret est sorti le 25 mars 2020, portant sur le nouveau code de déontologie. Quelles en sont les spécificités et cela modifie-t-il son approche ?

Ces changements sont liés à la loi PACTE. En synthèse, le nouveau texte supprime la liste des travaux interdits aux CAC, pour la remplacer par le respect des notions d'indépendance, d'absence d'autorévision et de mesure de sauvegarde. Cela ne modifie pas l'ADN du CAC, qui est et sera toujours un tiers de confiance au service de l'intérêt général.

Repères

La Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes (CRCC) de Lyon regroupe les commissaires aux comptes (CAC) de l'Ain, de la Loire et du Rhône. Elle garantit le bon exercice de la profession au niveau local. Aujourd'hui elle vous propose « Les rendez- vous de la CRCC ». « Notre profession est essentielle à la vie économique, et c'est ce que nous démontrerons avec ces prochaines publications », explique Sylvain Boccon-Gibod, président de la CRCC de Lyon. .

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