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Le retour en grâce du beurre ?

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Le retour en grâce du beurre ?
PHOVOIR

Art de vivreSanté Publié le ,

Accusés d’augmenter le taux de mauvais cholestérol et donc le risque cardiovasculaire, les acides gras saturés sont souvent l’ennemi des régimes équilibrés. La plupart des recommandations limitent la consommation des produits qui en contiennent, comme le beurre. Et privilégient les acides gras insaturés, comme les huiles végétales ou les omegas 3 et 6.

Pour autant, faut-il continuer de considérer le beurre comme la bête noire de l’équilibre nutritionnel ? Des chercheurs américains et australiens ont passé au crible 9 méta-analyses. Ces travaux se basent sur 40 années de relevés portant sur l’incidence des maladies chroniques en fonction de la consommation de beurre. Les 636 151 volontaires étaient âgés de 44 à 71 ans. « Au total, 9 783 patients ont souffert d’une maladie cardiovasculaire, un diabète a été diagnostiqué auprès de 23 954 patients. Et 28 271 sont décédés », expliquent les auteurs. En y regardant de plus près, les liens entre consommation de beurre et taux de mortalité sont extrêmement minces. « Manger l’équivalent d’une cuillère à soupe par jour augmente le risque de décès toutes causes confondues de 1 % ». Un pourcentage minime donc. Et si l’on va dans le détail : la consommation de beurre n’a aucun effet sur les maladies cardiovasculaires et diminue de 4 % le risque de diabète.

Couplé à une alimentation équilibrée et consommé avec modération, le beurre n’engage donc pas le pronostic vital. « Pour expliquer la survenue des maladies cardiovasculaires et autres maladies chroniques, la science a en effet tendance à accuser un facteur de risque isolé », étayent les scientifiques. On sait pourtant que « ces pathologies sont multifactorielles ». S’acharner sur la consommation d’un seul aliment nourrit la controverse qui, bien souvent, induit les consommateurs en erreur.

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