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Immobilier d'entreprise : le retour du marché de l'ancien

Contrebalançant une offre neuve séduisante mais insuffisante, le marché des bureaux d'occasion retrouve grâce aux yeux des investisseurs.
Immobilier d'entreprise : le retour du marché de l'ancien
© Philippe Roguet - EDF s'installera sur 21 000 m2 à Gerland

EconomieImmobilier-TP-Bâtiment Publié le ,

« En 30 ans de métier, je n’ai jamais vu ça. » Olivier Malsch, président de Malsch properties, s’étonne encore du bilan annuel de l’immobilier d’entreprises. En 2015, Lyon enregistre des différences de résultats considérables entre son premier et son second semestres. Les chiffres en témoignent, en particulier sur le marché de bureaux. Seulement 73 000 m2 commercialisés de janvier à juin, et près de 200 000 m2 de juillet jusqu’à la fin de l’exercice. En un an, la demande sur le second parc tertiaire français a évolué de 12 % : 501 transactions contre 435 en 2014. Constituant à lui seul 26 % des surfaces commercialisées, Gerland explose le baromètre. Les mega deals contractés par EDF (21 000 m2) et RTE (14 000 m2) compensent le manque d’offre que l’on déplore à la Part-Dieu.
En 2016, d’autres opérations sont d’ores et déjà programmées, à l’instar d’Orange et ses 25 000 m2 dans le 3e arrondissement ou encore Eriks sur 10 000 m2 à Décines.
Pour la première fois, l’offre globale du marché de bureaux dépasse la barre symbolique des 400 000 m2. Avec une part dépassant les 30 %, le neuf séduit toujours plus les grands comptes. Même constat pour les locaux d’activités, où 20 % de la demande s’est exprimée dans le bâti nouveau, une situation inédite depuis l’an 2000. Pourtant, raflant la mise avec 215 700 m2, le stock d’occasion interpelle : « L’ancien redevient un vrai sujet d’observation. Face à cette flambée de seconde main, nous devrons procéder à de lourdes restructurations, » explique Olivier Malsch.
Côté logistique, 382 000 m2 ont été commercialisés sur Lyon. Le manque d’offre pénalise un marché plus que jamais courtisé par les investisseurs : « On se retrouve face à une situation inédite. Réduites à 7 mois de commercialisation, les opérations ne peuvent répondre à la demande, qui commence à migrer au-delà des frontières du territoire », note le directeur. Les zones périphériques risquent de devenir prioritaires, mais les prix devraient maintenir leur niveau, voire augmenter en 2016.

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