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Le pianiste aux doigts d'or

le - - Musique

Le pianiste aux doigts d'or
Photo : Caroline Doutre - Nikolaï Lugansky

Précédé d'un prestige justifié, Nikolaï Lugansky retrouve la scène de l'Auditorium où il interprètera le 2e concerto de Rachmaninov.

Nikolaï Lugansky fait partie de ces rares pianistes au berceau desquels les fées se sont longuement attardées. En témoigne une virtuosité diabolique qui n’écrase jamais l’expressivité musicale et le respect des compositeurs derrière lesquels il s’efface. Poète des sons, doté d’une technique digitale insolente, ce pianiste de 40 ans a souvent été mis en parallèle avec Horowitz. Mais les héros de ce Moscovite ont pour noms Michelangeli ou Richter.  Pendant longtemps, Nikolaï Lugansky est resté dans l’ombre de son professeur Tatiana Nikolaïeva. C’est avec elle qu’il a forgé un début de carrière sanctionné par sa victoire au prestigieux concours Tchaïkoski en 1994. Pourtant, il a fallu attendre 1997, au Festival de La Roque-d’Anthéron, pour que le public français découvre enfin ce rat de musées, lecteur boulimique et admirateur de Marcel Proust. Depuis, cet excellent joueur d’échecs sillonne l’Hexagone. A Lyon, il fait régulièrement escale à l’Auditorium où, la saison dernière, il a remplacé son compatriote Grigori Sokolov. Son retour reste marqué du sceau de la musique russe. Accompagné par l’Orchestre national de Lyon,  Nikolaï Lugansky jouera le célèbre 2e concerto pour piano de Rachmaninov.
Vous ne connaissez pas ce concerto ? Mais l’adagio du 2e mouvement certainement. Il fait partie des pages les plus pillées du répertoire classique. Claude Lelouch en abuse dans Partir revenir, David Lean dans Brève rencontre, Billy Wilder dans Sept ans de réflexion, avec Marilyn Monroe. Il a même inspiré David Bowie. On vous épargnera les figures de patinage artistique pour les autres mouvements. Bref un vrai tube ! Leonard Slatkin et ses musiciens complètent le programme, avec la création mondiale d’un extrait du Conte d’Hiver de Joby Talbot (un collaborateur de Paul McCartney) et surtout quelques-unes des plus belles pages de Cendrillon, le ballet de Prokofiev.

Auditorium, le 18 décembre à 20 h et le 19 décembre à 18 h




Fabien RIVIER
Journaliste

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