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LE MOT D'ACTU : Commémorations

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Un religieux mystique et un industriel réunis grâce au Haut comité des Commémorations nationales, c'est le sort réservé à Charles de Foucauld (décédé il y a 100 ans en décembre 1916) et à Marius Berliet (né il y a 150 ans en janvier 1866). Deux personnalités qui se sont inscrites dans la mémoire de notre région : Charles de Foucauld en changeant radicalement de vie en 1890, avec son entrée à l'abbaye Notre-Dame-des-Neiges en Ardèche pour y faire son noviciat de trappiste ; Marius Berliet, le constructeur automobile né à Lyon, et qui fera de son nom le synonyme de leader du transport routier.

Rien à voir entre ces deux destinées, vraiment ? Si, étonnamment. La trappe ardéchoise où se forme Charles de Foucauld relève de l'ordre cistercien. Un ordre que la famille Berliet aida entre 1969 et 1988 à conserver en état une autre abbaye cistercienne, celle de Sénanque dans le Vaucluse, dans l'attente de nouvelles vocations ; et puis Charles de Foucauld, c'est l' appel du Sahara, d'abord comme militaire, avant qu'il ne s'installe, après avoir été ordonné prêtre, à Béni-Abbès en 1901, une oasis du sud de l'Oranie, puis à Tamanrasset dans le Hoggar auprès des touaregs, où il meurt assassiné en 1916. Le Hoggar qui fait partie de ces territoires sahariens explorés par les célèbres missions Berliet-Ténéré en 1959 et 1960 dans le cadre de la préparation de l'exploitation du pétrole d'Hassi Mesaoud. Mais avant ces missions popularisant les camions-monstres T 100, en 1929, un autre véhicule Berliet, d'une taille plus modeste, de type VPD 6x4, qui avait effectué trois années auparavant la mission Sahara-Niger, transporta le corps de Charles de Foucauld de Tamanrasset à El Golea (aujourd'hui El Méniaa) où il repose encore.

Bien évidemment, les commémorations nationales qui nous sont proposées pour 2016 ne se limitent pas à Marius Berliet et Charles de Foucauld. On relèvera en particulier l'avènement du roi Philippe V, qui naquit à Lyon en 1293 ; l'érection en duché du comté de Savoie le 19 février 1416 ; la mort de Louise Labé (février 1566) à Parcieux dans l'Ain ; la naissance, en 1766, de Dominique-Jean Larrey, le célèbre chirurgien qui décéda à Lyon en 1842 ; le bicentenaire de la création de l'Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne (août 1816)... Et pour conclure sur les « coïncidences involontaires » de ces commémorations, d'une part deux peintres, Sébastien Bourdon et Joseph-Marie Vien qui tous les deux naquirent à Montpellier à exactement 100 ans de distance (1616 et 1716) et d'autre part François Mitterrand dont on célèbrera le centenaire de la naissance alors que l'on commémorera aussi les 150 ans de la découverte du site de Solutré. Pas de doute, l'histoire est en marche...

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