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Le marché lyonnais de l'immobilier ancien se porte bien

En dépit d'une conjoncture morose, marquée par les attentats et par la crainte du chômage, les Lyonnais n'ont pas boudé le marché immobilier. Dans l'ancien, les volumes de vente ont même approché des niveaux record.
Le marché lyonnais de l'immobilier ancien se porte bien
© : DR - Pour 2015, Lyon intra-muros enregistre une hausse des prix de 1,2 %

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Jean Chavot, président de la Chambre FNAIM du Rhône, n’avait pas tort, au début de l’année dernière, lorsqu’il pronostiquait la poursuite de l’embellie constatée en 2014 sur le marché lyonnais de l’immobilier ancien. « Tout est réuni pour que les volumes de vente continuent de progresser en 2015 », assurait-il alors. Tout juste 12 mois plus tard, les faits lui donnent raison. Après avoir augmenté de 3,1 % en 2014, les ventes ont cette fois bondi de pratiquement 10 % en 2015 dans le département du Rhône, pour s’établir à 21 421 transactions.

Cette nouvelle progression n’a pas empêché les prix de se redresser. En baisse de 3,1 % en 2014, ils ont cette fois gagné 0,8 % dans l’ensemble du département, à 2 890 € / m2. L’augmentation est même de 1,2 % pour Lyon intra-muros, où le prix moyen s’établit à 3 342 € / m2. « A ce niveau-là, il s’agit plutôt d’une stabilisation, tempère Jean Chavot. Néanmoins, cela démontre que les vendeurs ont bien reçu notre message. Pour vendre un bien, il faut le proposer au prix marché. »


Cette philosophie, le président de la Chambre FNAIM du Rhône continuera de la défendre en 2016. Il entend aussi insister sur la question de la rénovation énergétique. « Il faut que les propriétaires réalisent dès à présent les travaux indispensables », insiste-t-il. Avant de pronostiquer, à terme de 2 ou 3 ans, l’apparition d’un marché de l’immobilier ancien à deux vitesses. « Seuls les biens ayant fait l’objet d’une rénovation énergétique bénéficieront d’une augmentation raisonnable de leur prix de vente. »


D’ici là, Jean Chavot estime que le marché restera, une fois encore, bien orienté en 2016. « L’élargissement du prêt à taux zéro peut donner un nouvel élan à toute la filière du bâtiment », analyse-t-il. Dans sa nouvelle acception, le PTZ pourra financer jusqu’à 40 % d’un achat dans l’ancien. Il sera également accessible à un plus grand nombre de ménages, grâce à l’augmentation des plafonds de revenus, et leur donnera la possibilité de commencer à rembourser au bout de 5, 10 ou 15 ans. Enfin, il permettra, si nécessaire, d’allonger la durée de ces prêts sur 20 ans, afin de réduire les mensualités.

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