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LOGEMENT Arrêtés anti-expulsions à Vénissieux : Michèle Picard défend « une vie digne »

Le tribunal administratif de Lyon a suspendu les arrêtés pris par le maire de Vénissieux Michèle Picard interdisant les expulsions locatives sans solution de logement sur sa commune.
Arrêtés anti-expulsions à Vénissieux : Michèle Picard défend « une vie digne »
© DR - Michèle Picard, maire de Vénissieux

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Le Préfet du Rhône a saisi le Tribunal administratif de Lyon et demandé la suspension des arrêtés pris par le maire de Vénissieux interdisant les expulsions locatives sans solution de relogement. Une audience en référé a eu lieu le 17 août.

"J’avais déjà défendu des arrêtés le 13 juillet devant le tribunal interdisant les saisies mobilières et les coupures de fluides sur le territoire communal. Malgré une situation économique et sociale dégradée, le TA estimait que le maire ne pouvait pas justifier de l’imminence des risques encourus pour prendre de tels arrêtés et les suspendait le 15 juillet dernier. C’est justement notre rôle d’agir en prévention et bien sûr que nous ne pouvant pas prédite les risques. Concernant les expulsions, je ne suis pas contre mais j’exige dans mes arrêtés qu’on ne puisse pas expulser sans solution de relogement, et ce n’est pas le cas. Par le passé nous avons connu des drames", explique Michèle Picard. 32 expulsions seraient programmées selon l’édile tandis que 7 ont été effectuées sans que les personnes soient relogées.

"Face à une précarité endémique, je continue d'exiger que les droits fondamentaux inscrits dans notre Constitution soient respectés, un combat pour le droit à une vie digne", conclut-elle. Le 19 août, le Tribunal Administratif ordonnait la suspension des arrêtés interdisant les expulsions locatives sans solution de relogement.

Une vraie trêve ? 

Le Gouvernementa repoussé la trêve hivernale des expulsions locatives de deux mois. Elle a pris fin le 1er juin 2021 au lieu du 1er avril 2021. Malgré cette prolongation qui visait à maintenir dans leur logement les personnes menacées d'expulsion locative (dans le même temps, les propriétaires concernés devaient être indemnisésà), Michèle Picard note que 7 expulsions ont eut lieu pendant cette période, sans solution de relogement.

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