AccueilCultureSpectacle vivantLe Laboureur de Bohême, une reprise du répertoire de Christian Schiaretti au TNP

Le Laboureur de Bohême, une reprise du répertoire de Christian Schiaretti au TNP

Pour ouvrir la saison, marquée par l'arrivée de Jean Bellorini en janvier prochain et le centenaire du TNP, Christian Schiaretti qui fait ses adieux à la vénérable maison, en mettant en scène pas moins de cinq spectacles, reprend le Laboureur de Bohême.
Le Laboureur de Bohême, une reprise du répertoire de Christian Schiaretti au TNP
Michel Cavalca - Le laboureur de Bohême, mise en scène de Christian Schiaretti

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Il avait mis en scène Le Laboureur de Bohême en mai 1990, alors qu'il était directeur de la Comédie de Reims. Il l'a repris en en 2003 et 2004 au TNP puis remis en chantier en 2015 avec sa troupe avant de reprendre une fois encore son ouvrage sur l'établi. Avec la même distribution, Damien Gouy en laboureur, Clément Marinière dans le rôle de la Mort et Antoine Besson dans celui de l'ange.

Il faut dire que ce texte qu'il a lui même réécrit avec Dieter Welke est d'une formidable puissance et possède une force intacte. Classique de la littérature allemande médiévale, écrit à la fin du XIVème siècle, il met en scène le dialogue d'un laboureur, dont la charrue est la plume, en prise avec la mort. Elle vient de lui ravir sa jeune épouse, et le paysan ne comprend pas. S'engage alors un dialogue sur des questions essentielles et éternelles qui touchent chaque être humain. Cri de révolte et de colère mais aussi argumentation et dispute solide, ce dialogue étonne par la rigueur de sa composition et la richesse de sa langue.

Écrit par le poète Johannes von Saaz qu'on trouve également sous d'autres noms, von Telp ou de Sitbor, alors qu'il venait de perdre sa jeune femme, morte en couches comme cela arrivait très fréquemment à l'époque, c'est son œuvre majeure et celle qui a assis sa renommée, alors que très peu de textes nous sont parvenus de cet auteur considéré comme le précurseur des grands humanistes de la Renaissance, comme Rabelais, Érasme ou encore Thomas More. Il mérite réellement d'être entendu de nouveau, dans la mise en scène sans doute inchangée par rapport à 2015 de celui qui se coltinera ensuite deux grands classiques, l'un très connu, l'autre beaucoup moins, qui racontent la même histoire, mais d'un point de vue différent, Phèdre de Jean Racine et Hyppolite de Robert Garnier.

TNP, 25 au 29 septembre, https://www.tnp-villeurbanne.com

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