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Le jumelage Lyon-Mossoul accueille Mgr Najeeb archevêque de Mossoul

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Le jumelage Lyon-Mossoul accueille Mgr Najeeb archevêque de Mossoul
© Michel Godet 2019

Né à Zakho (Irak) en 1955, membre de l'ordre des prêcheurs (dominicains), ordonné archevêque chaldéen de Mossoul (Irak) en janvier dernier, Monseigneur Michaeel Najeeb vient de passer deux jours à Lyon à l'invitation du Jumelage diocésain Lyon-Mossoul, initié en juillet 2014. Ce jumelage visant à contribuer à des actions en faveur des chrétiens d'Irak, afin de leur redonner espoir après des années de guerre et d'exil et s'inscrivant dans la lignée de la visite iraquienne de Mgr Barbarin en juillet 2017.

Le Jumelage Lyon-Mossoul agit aux côtés des populations déplacées et soutient à ce jour des projets pour encourager cet élan de retour au pays, comme la création d'une résidence étudiante pour les jeunes chrétiens étudiants à Mossoul ou encore de pourvoir une aide matérielle (véhicules sécurisés, personnel, nouveaux équipements…).

D'un autre côté si des fonds et des aides existent, elles n'arrivent pas toujours à destination, particulièrement si elles transitent par des structures gouvernementales. Il y a donc lieu d'être vigilant, d'assurer un suivi grâce notamment à des interlocuteurs sur place qui puissent contrôler et accompagner ces projets.

Ainsi, beaucoup d'habitants et de jeunes en particulier, ont été traumatisés par ce passé dramatique, conséquence de la présence du groupe islamique Daesch. Concrètement, il y a lieu à présent de restaurer et de reconstruire toutes les églises, les écoles, les orphelinats, les hôpitaux sachant que quelque 95% des villages chrétiens ont été brûlés voire détruits. Des actes ayant pour eux valeur d'humiliation. Pour Mgr Najeeb, il est inquiétant de noter qu'environ 130 000 familles ont quitté le secteur pour se rendre essentiellement dans le Kurdistan et que seulement une vingtaine de familles sont restées en Irak.

Une triste réalité issue d'un choix imposé par Daesch : se convertir, partir ou mourir.

Tous voulant revivre normalement avec des centres culturels pour casser cette violence désormais au fond d'eux, sans esprit de vengeance pour autant, quand bien même «un chrétien n'oublie pas le passé, mais il pardonne pour travailler main dans la main et vivre ensemble».




Michel GODET
Journaliste

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