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Le fabuleux destin de Maguy Aimé

Familière aux habitués des salles de théâtre de Lyon et de Saint-Etienne, ce petit bout de femme aux cheveux blonds grisonnants, rarement en tenue de soirée, jouit d’une solide réputation auprès des jeunes acteurs.

ActualitéSociété Publié le ,

Sa voix d’enfant, ses yeux où se mêlent malice et innocence, masquent une directrice de casting qui a imposé sa griffe dans le monde du cinéma français sans jamais quitter Lyon. Flash-back sur le fabuleux destin de Maguy Aimé. Rien ne prédestine cette benjamine d’une famille paysanne de Saint-Barthélémy-Lestra, dans la Loire, à fréquenter les feux de la rampe. A l’école, c’est un peu la mauvaise éducation. « Catéchisme tous les jours, de quoi me dégoûter de la religion ». A vingt ans, le mariage, les lumières de la ville et, quatre ans plus tard, un divorce qui lui vaut le mépris de la famille. Maguy Aimé reprend ses chères études et apprend les dix commandements de la comptabilité. Embauchée au Comptoir Lyonnais d’Electricité, la rebelle ne tarde pas à être gagnée par l’ennui. Elle passe plusieurs concours administratifs, qu’elle réussit, et choisit l’ANPE où elle est affectée à la direction du personnel. Rapidement, elle se rend compte qu’elle n’est pas faite pour la vie d’une employée de bureau. Un concours lui ouvre de nouveaux horizons, le conseil en relations avec les entreprises. Ses performances à Vénissieux lui valent une promotion à la Part-Dieu. Lors de son passage dans l’agence la plus prestigieuse du pôle emploi, Maguy Aimé participe au recrutement de 200 personnes pour la Caisse d’Epargne. Certains cadres se souviennent encore d’elle, entrant dans les bureaux en salopette rose. Mais là encore, elle fait rapidement le tour de la question. Le premier jour du reste de sa vie commence en 1984, lorsqu’elle prend en main le département spectacles que l’ANPE crée à Lyon. Deux ans plus tard, Gérard Moulévrier, responsable du casting de figuration et de silhouette pour L’insoutenable légèreté de l’être, que le réalisateur américain Philip Kaufman tourne en décors naturels à Lyon, la contacte. Cette brève rencontre va accélérer sa réorientation professionnelle. La belle de nuit sort tous les soirs, découvre un milieu où très vite on la respecte. Pour favoriser l’insertion des acteurs, en particulier les jeunes formés à l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne (l’Ensatt ne quittera la rue Blanche qu’en 1997), elle organise des stages financés par l’ANPE. Son nom commence à circuler à Paris. « J’ai découvert que j’étais faite pour ce milieu. Davantage encore pour le cinéma, ma véritable passion ». .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5114 du samedi 16 août 2014

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