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Le dernier éclat de rire de Verdi

L'opéra de Genève clôture sa saison avec Falstaff, comédie lyrique dirigée par John Fiore et mise en scène par Lukas Hemleb.
Le dernier éclat de rire de Verdi
© Carole Parodi - Paolo Gavanelli répétant le rôle de Falstaff

CultureMusique Publié le ,

Sur un livret de Boito, inspiré par Les Joyeuses commères de Windsor de Shakespeare, Verdi compose son chef d’œuvre Falstaff. Le maitre de Busseto a 80 ans lorsque le public de la Scala découvre cette « immense explosion d’hilarité ». Comme si, à la veille de sa mort, le compositeur italien s’identifiait à ce personnage un peu satyre, un peu escroc, qui n’a rien d’un héros, mais qui génère des pages où la drôlerie se mêle à la tendresse, où la moquerie n’est jamais méchante. On ne peut s’empêcher d’avoir de la sympathie pour lui, le chevalier Falstaff, un avatar de Don Juan qui ne peut résister au désir de femmes, qui précipitera sa chute. Car, comme le chante le chœur final, « tutto nel mondo è burla » , autrement dit tout dans le monde n’est que plaisanterie, n’est que farce. Et pour Verdi, la mort étant la dernière.
Toute la difficulté de ce chef-d’œuvre, plus complexe qu’il n’y paraît, réside dans la mise en scène de situations comiques avec des personnages qui ne le sont pas. Tâche assignée à Lukas Hemleb, un metteur en scène de théâtre, à l’affiche des Célestins à deux reprises, sollicité depuis quelques années à l’opéra, notamment à Genève où il a monté Iphigénie en Tauride de Gluck et où il revient avec Falstaff. Dans la fosse, à la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande John Fiore dirige un plateau où Franco Vassallo et Paolo Gavanelli alternent dans le rôle-titre face, principalement, à une distribution dominée par les chanteurs venus d’Europe de l’est.

Théâtre des Nations à Genève, 18 au 30 juin.
http://www.geneveopera.ch

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