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Le CTC termine sa mue

Le centre technique de Lyon Gerland, dédié aux industries du cuir, de la chaussure et de la maroquinerie, achève une restructuration de ses locaux pour faire face aux développements des acteurs français.
Le CTC termine sa mue
Pascal Muradian - Le nouveau CTC a été inauguré le 18 mars

EconomieIndustrie Publié le ,

A la pointe de la technologie. Les nouveaux aménagements portant le centre technique de 4 500 m2, il y a trois ans, à 7 500 m2 aujourd’hui, le transforment en un outil à très forte valeur ajoutée pour les industriels français du cuir, de la chaussure et de la maroquinerie. « Grâce au financement de ses adhérents industriels, nous avons investi 5 M€ sur fonds propres, détaille Yves Morin, directeur général du CTC. La profession se porte bien. Nous devons accompagner les industriels dans leurs projets de recherche. »


Le nouveau CTC, dont le navire amiral est à Lyon Gerland, se compose d’une tannerie, de bureaux d’études et de machines de fabrication dédiés à la maroquinerie et à la chaussure pour des tests et des prototypes, d’un laboratoire d’analyses physiques, d’un laboratoire d’essais chimiques, de dix salles de formation, notamment pour les écoles qui déploient une partie de leur enseignement au CTC, et, d’une cuirothèque adossée à un centre de documentation pour conserver la mémoire d’un savoir-faire et procéder à un travail de veille. « Les prestations de services proposées par le CTC prennent en compte toute la chaîne, de la veille des tendances à la mise sur le marché d’un produit innovant», rappelle le directeur général. Les industriels utilisent le site comme centre de R&D pour la mise au point de nouveaux produits, comme centre de formation initiale par six écoles partenaires et formation continue pour les collaborateurs des adhérents, comme booster pour l’international avec des missions de prospection ou encore comme bureau d’intelligence économique. « Nous publions des ouvrages pour partager notre expertise. »


Quelque 140 collaborateurs officient à Lyon, dont certains experts internationaux reconnus dans ces métiers du cuir et de la maroquinerie qui demandent des compétences spécifiques. En parallèle des métiers traditionnels, les nouvelles technologies ont intégré le site. Une salle a été spécialement aménagée avec tapis de course, caméras et capteurs embarqués sur le coureur pour recueillir des données nécessaires à la conception des furures chaussures, de sport notamment « Le secteur de la chaussure française a progressé de 57 % entre 2010 et 2014, avance Yves Morin. Même si elle n’est pas encore très bien placée au niveau international, elle connaît de belles croissances. Le secteur cuir et peau brute est leader en Europe. La maroquinerie, le luxe mais aussi le moyenne gamme, se positionnent en 3ème position sur le marché mondial. » Pour accompagner ses membres à l’international, CTC dispose de 190 collaborateurs répartis dans le monde, dont une bonne partie en Chine et en Inde. Son budget annuel provient pour 14 M€ de prestations de service, 13 M€ de la taxe fiscale de ses membres industriels et 4 M€ de subventions. Un équilibre qui pourrait vaciller au regard de la taxe que compte prélever l’Etat sur les centres techniques, évaluée à 2 M€ pour le CTC.

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