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Le Comoedia centenaire

Il pourrait s’appeler le Phénix, l’Insubmersible ou l’Increvable.

ActualitéSociété Publié le ,

Le Comoedia a échappé plusieurs fois à une fin définitive. Cela va faire 100 ans que la salle de l’avenue Berthelot (Lyon) a ouvert ses portes. « 100 ans déjà !, dit son patron Marc Bonny, les historiens n’ont pas retrouvé la date précise… La demande d’autorisation de travaux date du 17 janvier 1914 ». Créé parmi les trois premiers cinémas de Lyon, l’établissement est fondé par un forain sédentarisé, Jules Pinard, « Melchior » de son pseudo (le cinéma est alors une attraction ambulante). L’affaire de Pinard va bien marcher et il ouvrira deux autres salles : le Saxe (devenu théâtre de la Tête-d’Or) et le Lafayette (devenu La Fourmi). Emile Peyre, qui rachète le Berthelot en 1924, le baptise Comoedia. Il lui donne la capacité de 900 fauteuils. En 1928, sa fille épouse un employé des Huit Nefs (ex-Scala), un certain Emile Lapouble. Le Comoedia connaîtra de grandes heures avec la famille Lapouble, qui conservera son cinéma jusqu’en 1993, avant de le céder à UGC. Dès le début des années 1930, à l’affût des avancées technologiques, Lapouble sera parmi les premiers à s’équiper en sonore, puis plus tard en Todd-Ao et 70 mm. Pendant l’Occupation, la Gestapo installe son siège en face du Comoedia. Les Allemands réquisitionnent le cinéma. Rémi Lapouble passera cette période à Saint-Genissur- Guiers (Savoie). Lors des bombardements alliés le 26 mai 1944, les Américains ratent leur cible. En voulant détruire le siège de la Gestapo, ils raseront le Comoedia. Il faudra cinq ans et la ténacité des Lapouble pour le faire renaître. En 1949, la salle rouvre, avec un écran de 100 m2. Le Comoedia, qui n’est plus un cinéma de quartier, tiendra longtemps le haut du pavé. Dans les années 1960 et 1970, de prestigieuses avant-premières assurent sa renommée : Ben-Hur, West Side Story… qui resteront à l’affiche 40 semaines dans la salle de 700 places. Les stars se bousculeront pour venir présenter leurs films au Comoedia : Alain Delon, Jane Birkin, Pierre Richard, Henri Verneuil… A partir des années 1980, l’arrivée des multiplexes complique la situation des indépendants. En 1993, la famille Lapouble cède l’affaire au groupe UGC qui l’exploite jusqu’en 2003. Puis, fermeture brutale/…/


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5116 du samedi 30 août 2014

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