Le billet

Rio ! Chérot ?

Economie Publié le ,

Depuis la facture salée de Montréal en 1976, les Jeux olympiques trainent la médaille des dérapages budgétaires comme un dossard. Mais ne nous trompons pas. Le CIO n’a jamais bu la tasse ! Dopé par les dépenses publiques, il a profité d’infrastructures (très) coûteuses, payées par des contribuables qui n’ont pas pris le départ de cette ruée vers l’or, l’argent et le bronze. Si les athlètes se sacrifient pour les JO, les villes aussi. Pour les uns comme pour les autres, il y a le besoin d’être aimé. Le prestige, n’étant que la forme collective du narcissisme des sentiments. Mais que se passe-t-il lorsque des citoyens ne se sentent pas liés par des ambitions collectives ? Ils descendent dans la rue comme à Rio et d’autres villes du Brésil, pour réclamer du pain et non des jeux.

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