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Le baroque dans tous ses éclats

Le chapiteau d’Ambronay a pris les couleurs de Buenos Aires pour une soirée de tango traditionnel guidée par le bandonéon de William Sabatier.

ActualitéSociété Publié le ,

L’after, qui a suivi, a prolongé la magie porteña jusqu’à séduire les mélomanes qui sortaient de l’abbatiale après deux heures de recueillement en compagnie de Charpentier. Avec un motet et une messe pour les trépassés, la Leçon de ténèbres, une ouverture pour un reposoir et surtout La Peste de Milan, oratorio dévoilé en première mondiale, Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances n’ont pas choisi le parcours le plus flatteur. Austères, voire ascètes (à l’exception du Te Deum final), ces enluminures musicales offrent la quintessence de cet esprit français du Grand Siècle tenté par l’Italie. Empreinte de raffinement et de limpidité, l’interprétation des musiciens lyonnais a offert un écrin idéal aux voix solistes, particulièrement celles de la contralto Lucile Richardot et de la basse Renaud Brès.
De voix, il en fut question dimanche après-midi avec les premiers pas de Franco Fagioli à Ambronay. Nouvelle étoile de la galaxie des contreténors, ce falsettiste argentin de 33 ans brille avec une voix plus proche des contraltos que des hautescontre. S’il a le gabarit de Max Emanuel Cencic, il a la couleur du timbre de Marilyn Horne, une souplesse et une vocalité qui rappellent Cecilia Bartoli. Et si tout simplement il évoluait dans un registre qui n’appartient qu’à lui-même comme Philippe Jaroussky possède le sien ? .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5119 du samedi 20 septembre 2014

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