AccueilCultureSpectacle vivantLe Bac à sable, nouveau lieu éphémère de création

Le Bac à sable, nouveau lieu éphémère de création

L'année dernière, le metteur en scène de l'Ineffable Théâtre, Benjamin Forel avait investi une friche industrielle avenue Lacassagne à Lyon, qu'il avait rebaptisée pour l'occasion le Hangar. Il a accueilli dans le lieu de jeunes artistes, chorégraphes, metteurs en scène et DJ tout en se ménageant un espace de travail pour la compagnie, qui n'a pas de lieu pérenne.
Le Bac à sable, extérieur
DR - Le Bac à sable, extérieur

CultureSpectacle vivant Publié le ,

L'idée étant de trouver un espace pour répéter la nouvelle création tout en offrant l'opportunité à de (très) jeunes et (moins) jeunes artistes de montrer leur travail. Cette année, il a décidé de remettre le couvert et de s'installer, cette fois-ci, au cœur du quartier de la Confluence, entre la voix ferrée et la caserne des gendarmes.

C'est un rez-de chaussée inoccupé tout près de la station de tramway Saint-Blandine que Nacarat Immobilier prête (moyennant reçu fiscal au titre du mécénat), sis place Camille-Georges, qui devient le théâtre d'expérimentations en tous genres.

Le lieu d'un concept où « Benjamin Forel commence librement les répétitions des nouveaux spectacles de la compagnie, avec l'urgence de vivre le « jeu » comme un acte intensif du quotidien et d'inclure le spectateur dans le processus de création ».

Ainsi, il a remonté Didascalies, la production de l'année précédente, avec une quinzaine d'étudiants de Lyon 2 à l'ouverture du lieu en mai et il va travailler tout l'été sur la nouvelle création qui s'articule autour du texte de l'écrivain franco-afghan Atiq Rahimi, Syngué Sabour, le roman couronné par le prix Goncourt 2008 qu'il adaptera trois ans plus tard au cinéma avec la complicité de Jean-Claude Carrière.

Lieu de brassages et de rencontre, le Bac à sable (c'est son nom) est un havre de paix pour les nouvelles esthétiques et les projets atypiques comme Le fils du pasteur, un seul en scène d'Olivier Rey, dans lequel il digresse sur son enfance.

Ou encore l'étonnant solo de la jeune chorégraphe Rebecca Journo qui a entamé une recherche sur les archétypes féminins. Et ce sera le spot idéal pour regarder la finale de la coupe du monde loin du tumulte des bars à l'ambiance survoltée.

Avant de se transformer en une sorte de Off de Biennale de la danse en septembre prochain, avec l'accueil de toutes fraîches compagnies de danse.

Gallia Valette-Pilenko

www.ineffable-theatre.fr

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