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La Ville de Lyon veut maîtriser sa masse salariale

La Ville de Lyon veut maîtriser sa masse salariale
Par Danichou -- Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://comm - Façade de l'Hôtel de ville de Lyon

Collectivités Publié le ,

Epargne brute en repli, dépenses d’équipement à l’avenant, encours de la dette également orienté à la baisse… Finalement, seule la masse salariale s’affiche aujourd’hui à la hausse dans les données livrées par Richard Brumm, au moment d’évoquer l’état et les perspectives des finances locales. Une situation dangereuse que la majorité municipale ne veut surtout pas laisser se dégrader. « Il n’est pas question de laisser filer la masse salariale », confirme l’adjoint aux finances de la Ville de Lyon.

Bien au contraire, puisque selon ce dernier, c’est là qu’il faudra chercher des marges de manœuvre à l’avenir.
En totalisant 56 % des dépenses du budget consacrées au traitement des fonctionnaires et assimilés, la masse salariale a désormais atteint un niveau qui ne saurait être dépassé. Richard Brumm assure donc que la Ville s’est fixé pour objectif de ne pas dépasser les 2 % d’augmentation par an à l’avenir. Ce qui signifie que les effectifs globaux devront diminuer, puisque la revalorisation des indices sera incontournable durant cette période. « C’est déjà le cas cette année, précise l’adjoint aux finances, puisque nous avons recruté 60 agents, alors que dans le même temps nous avons enregistré 80 départs à la retraite. »


La Ville devra cependant faire des choix, car la mise en œuvre des ambitions annoncées, notamment dans le domaine de la petite enfance, avec des ouvertures de crèches, nécessitera de nouvelles embauches. Et c’est peut-être du côté du temps de travail qu’il faudra aller chercher la solution. « Nous échangeons avec les syndicats sur la question des 35 heures et je suis convaincu que nous allons parvenir à un accord satisfaisant pour tout le monde », assure Richard Brumm optimiste.

« Des progrès, continuez ! »

Noté depuis 2001 par l’agence Standard and Poor’s, la capitale des Gaules a reçu les « félicitations » de son juge, qui a revu son appréciation à la hausse. Toujours notée AA, la ville enregistre une amélioration de sa perspective, qui passe de « négative » à « stable. » Une progression logique, selon Richard Brumm, l’élu lyonnais rappelant au passage que la note de la ville était, hélas, sous évaluée mécaniquement. « Un territoire ne peut pas, en effet, obtenir une note supérieure à celle de son pays », explique-t-il. La France ayant traversé une zone de turbulence et ayant vu sa note dégradée par Standard and Poor’s, Lyon avait subi les effets induits de cette perte de confiance. « La décision de l’agence de notation américaine confirme en tout cas que notre stratégie budgétaire est la bonne », conclut l’adjoint aux finances de la Ville.

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