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La victoire du beaujolais Frantz

Pour des raisons généralement religieuses et humanitaires, depuis l'Antiquité, l'interdiction de certaines armes est formulée au moment même de leur invention ou de leur emploi massif.

ActualitéSociété Publié le ,

Déjà dans L'Héraclée, Euripide rapporte le débat contradictoire sur l'utilisation de l'arc à la guerre. C'est le cas, par exemple aussi, de l'arbalète ou de l'arquebuse dont l'usage est interdit par le Pape. A la fin du XIXe siècle, ces interdictions prennent un tour juridique. A l'issue de la conférence de Saint- Pétersbourg de 1867, l'emploi de la balle expansive - appelée ensuite dum-dum - est interdit à la guerre. Puis les déclarations de La Haye de 1899 interdisent l'usage de gaz asphyxiants mais décrètent aussi la « prohibition du lancement de projectiles ou d'explosifs quelconques, du haut de ballons ou par des moyens analogues ». Cette interdiction est reprise lors de la Conférence internationale de la paix de 1907. Toutefois, les nécessités de la guerre font vite oublier ces précautions humanitaires car, déjà, Clément Ader, dès le début du XXe siècle, envisage la possibilité que l'avion devienne une arme de guerre, en particulier dans son ouvrage La première étape de l'aviation militaire, paru, aussi, en 1907. Les frères Michelin - visionnaires et fervents défenseurs d'une armée aérienne - lancent, à la même époque, le concours l'Aérocible pour promouvoir la recherche de techniques de bombardements aériens. Ainsi, lors de l'entrée en guerre en 1914, les avis sont très partagés sur l'usage de l'avion même si le bombardement et le combat aérien ont déjà quelques prémisses. Durant la guerre italo-turque en Tripolitaine (Libye), en 1911, un pilote italien, Julio Gavotti, effectuant une reconnaissance aérienne lance quelques grenades sur une colonne turque. Pendant les guerres balkaniques (1912 et 1913) des aviateurs bulgares bombardent Belgrade avec des grenades lancées à la main. Le 6 février 1913, un avion grec survole la flotte turque dans les Dardanelles et lâche quelques bombes qui manquent les bateaux visés. Le 2 septembre 1914, un avion allemand Taube survole le terrain d'aviation de l'escadrille DO 22 dépendant de la IVe Armée. Le pilote Jules Védrines et son mécanicien René Vicaire décollent avec leur monoplan biplace Blériot, poursuivent l'appareil, le rattrapent et grâce au tir de la mitrailleuse Hotchkiss, abattent l'avion allemand dans la région de Suippes. Néanmoins, ce qui semble être la première victoire aérienne n'a jamais été homologué et même si une carte postale a été ensuite diffusée pour célébrer ce combat, il se déroule aux plus mauvais moments de l'armée française, avant la victoire sur la Marne. A l'Est, le 8 septembre 1914, le capitaine russe Pyotr Nesterov percute volontairement un avion austro-hongrois et les deux appareils s'écrasent, entrainant la mort des deux pilotes. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5121 du samedi 4 octobre 2014

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