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La Tosca primesautière de Christophe Honoré

le - - Spectacle vivant

La Tosca primesautière de Christophe Honoré
©Jean-Louis Fernandez - Catherine Malfitano (Tosca)

L'opéra national de Lyon présente la super-pro- duction Tosca, créée au festival d'Aix-en-Pro- vence l'été dernier, avec Christophe Honoré et Daniele Rustioni à la manœuvre. Une impeccable réussite !

L'opéra national de Lyon présente la super-production Tosca, créée au festival d'Aix-en-Provence l'été dernier, avec Christophe Honoré et Daniele Rustioni à la manœuvre. Une impeccable réussite !

La Tosca de Puccini dans la version de Christophe Honoré avait suscité quelques remous au dernier festival d'Aix-en-Provence.

La voici à l'Opéra de Lyon, dans une distribution un peu différente, mais nantie de la même audace. En effet, chez Honoré il n'y a pas une diva mais deux. Et c'est bien ce qui fait le piquant de cette mise en scène.

Le réalisateur de cinéma a choisi la mise en abyme, en inventant une prima donna vieillissante et une jeune cantatrice en devenir. Catherine Malfitano, grande chanteuse lyrique, inoubliable en Salomé, qui a incarné le personnage sans doute le plus célèbre de l'histoire de l'opéra en 1992, aux côtés de Placido Dominguo avant de se consacrer aujourd'hui à l'enseignement et à sa vie privée, est la prima donna senior qui accueille dans son salon de jeunes chanteurs en train de répéter l'opéra de Puccini.

Helena Guseva, magnifique, se charge d'incarner la jeune cantatrice. Par un jeu de caméras et de décors évolutifs, le metteur en scène donne à l'oeuvre une dimension très moderne, en se questionnant sur la place de la diva et sur la transmission, tout en pointant habilement le machisme des personnages masculins, notamment dans une scène de harcèlement particulièrement convaincante, #metoo étant passé par là...

Comme toujours la direction du sémillant Da- niele Rustioni est particulière- ment fine et rythmée, tandis que les voix sont équilibrées et puissantes, avec une men- tion spéciale pour l'affreux Scarpia, incarné (comme à Aix) par Alexey Marlow et Elena Guseva en Floria Tosca. Tandis que la scénographie, particulièrement soignée d'Alban Ho Van, ajoute des atouts à une production particulièrement intelligente et singulièrement primesau- tière.

Opéra de Lyon, jusqu'au 5 février, www.opera-lyon.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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