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DOSSIER La sécurité privée reste sur ses gardes

L'actualité de ces dernières semaines que ce soit le procès des attentats du 15 novembre, les contrôles du pass sanitaire, ou encore les débordements lors des matches de foot, a mis en exergue l'importance des missions des agents de la sécurité privée. Et même si la loi pour une sécurité globale a mis en avant ce secteur, le compte n'y est pas. A l'instar de nombreuses filières, il a été impacté par la crise sanitaire sur le plan économique mais aussi sur celui des ressources humaines.
La sécurité privée reste sur ses gardes
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Ils étaient les femmes et hommes de l'ombre, ceux de la deuxième ligne et qui malgré la pandémie assuraient leur mission. Un travail indispensable pour la poursuite de l'économie nationale. Ce secteur très peu connu des Français rassemble des activités variées, allant de la surveillance à la protection rapprochée, en passant par la sûreté aéroportuaire et aérienne, le transport de fonds et de valeurs et la sécurité électronique.

Un marché certes complexe mais dynamique selon le rapport des députés Dino Cinieri (LR, Loire) et Jacqueline Maquet (LaREM, Pas-de-Calais) qui a été remis à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale en mai 2021, dans le cadre de la loi pour une sécurité globale préservant les libertés. Un marché qui connaît des taux de croissance de 3 % à 5 % par an ces dernières années, essentiellement portés par les activités de surveillance humaine et de sécurité électronique.

"La sécurité privée est une filière économique essentielle en France"

Ce rapport parlementaire entend proposer un état des lieux économique de secteur d'activités, alors que la France s'apprête à accueillir des événements internationaux majeurs (Coupe du Monde de Rugby en 2023 et Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024) qui le mettront à forte contribution.

"Largement méconnue, la sécurité privée est une filière économique essentielle en France. La présente mission d'information s'était fixée, lors de son lancement, deux objectifs : offrir une visibilité forte à un sujet encore trop peu traité, et formuler des propositions pour faire évoluer son cadre de régulation et d'exercice pour répondre aux demandes de ses acteurs", indique Dino Cinieri, ancien professionnel du secteur qui préconise une structuration de la filière.

Quinze propositions ont été ainsi formulées, dont la création d'un observatoire économique de la sécurité privée ; une meilleure articulation entre sécurité privée et services de l'Etat ; et la sensibilisation des acheteurs publics.

Une crise différemment ressentie

"La sécurité est restée un secteur fiable pendant la crise, tient à souligner Pierre Bouzin, délégué général de la Fédération française de la sécurité privée (FFSP). Globalement les entreprises ont enregistré une baisse de 20 à 30 % de leurs activités, variable en fonction des secteurs. La sécurité liée aux activités aéroportuaires, événementielles, touristiques, sportives ont subi des pertes de l'ordre de 90 % à cause des confinements successifs. En revanche d'autres ont tiré leur épingle du jeu comme la cybersécurité grâce au développement du télétravail."

Le rapport indique que 70 % des entreprises de la sécurité privée ont été impactées par cette crise en 2020 et que 50 % d'entre elles ont essuyé une perte supérieure à 15 %.(...) La suite de cet article est réservée à nos abonnés.

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