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La Russie romantique et l'Amérique minimaliste

La prochaine saison de l'Orchestre National de Lyon met l'accent sur la musique russe, auquel il consacre un festival et au le minimalisme américain.
La Russie romantique et l'Amérique minimaliste
© Niko Rodamel - Leonard Slatkin abandonnera ses fonctions de directeur musical de l'ONL en juin 2017

CultureMusique Publié le ,

Après six ans à la direction musicale de l’Orchestre national de Lyon Leonard Slatkin annonce qu’il ne rempilera pas pour un 3è mandat. « Quand on a atteint les objectifs fixés, avec la fierté de ce qui a été fait, il est temps de partir ». Le maestro américain, qui tire sa révérence mais déserte pas Lyon où il a non plus « sa seconde maison, mais son autre maison ». L’ONL crée pour lui le poste de directeur musicale honoraire, une manière de préparer la transition avant la nomination de son successeur que l’on connaîtra au plus tard fin 2018.
Dans ce contexte, la prochaine saison de l’Orchestre National de Lyon met l’accent sur la musique russe, auquel il consacre un festival avec, notamment, l’intégrale des 6 symphonies de Tchaïkovski, et la musique répétitive américaine. Ces deux axes ressemblent à Leonard Slatkin, né aux Etats-Unis d’une famille de musiciens originaires de la Russie tsariste. 180 artistes et ensembles invités joueront un répertoire ouvert, du baroque aux ciné-concerts, en passant par le jazz.

Une affiche féminine

Les femmes prennent d’assaut la prochaine affiche de l’ONL. La première d’entre elles, la violoniste Hilary Hahn (concerto de Bruch en décembre, concerto de Tchaïkovski en avril, récital en mars) sera, avec le chef d’orchestre Ton Koopman, l’une des deux artistes associés. D’autres archets lui donneront la réplique, comme la violoncelliste lyonnaise Anne Gastinel (concerto de Dutilleux), les violonistes Viktoria Mullova (concerto de Sibelius) et Anne-Sophie Mutter (concerto de Mendelssohn). Les pianistes Khatia Buniatischvili, qui jouera la Rhapsodie in blue de Gershwin, Vanessa Wagner et Anne Queffélec défendent les couleurs du clavier. La cheffe d’orchestre hispano-russe Karina Canellakis accompagnera Milos, le prodige de la guitare dans le Concerto d’Aranjuez de Rodrigo.

Grands interprètes

Chaque saison de l’ONL livre son lot de virtuoses, avec l’orchestre ou en récital. Et comme d’habitude les pianistes se taillent la part du lion. Grigori Sokolov, Nelson Freire, Marc-André Hamelin, Boris Berezovsky, Nicholas Angelich et Lukas Geniusas jouent en solo dans le cycle des Grands interprètes. Pierre-Laurent Aimard, Seong-Jin Cho, Alexandre Tharaud et Behzod Abduraimov mêlent leur clavier à l’orchestre. Mais les mélomanes pourront aussi entendre les violoncellistes Peter Wispelway, Yo-Yo Ma et Jean Rondeau, le surdoué du clavecin, et Emmanuel Pahud, flûte solo de la Philharmonique de Berlin.

Ambronay joue les prolongations

Si vous avez raté, à Ambronay, l’une des représentations de Il Diluvio universale, oratorio de Falvetti redécouvert par Leonardo Gacia Alarcon, la Capella Mediterranea et son chef charismatique vous proposent une session de rattrapage le 9 mai. Ce concert fait partie d’un cycle, co-animé avec le festival d’Ambronay, qui démarre en octobre avec la venue de Jordi Savall. Suivront notamment l’Oratorio de Noël de Bach, par le Freiburger Barockorchester, et un programme Vivaldi par le Ghislieri Consort de Giulio Prandi,

John Adams

Compositeur de Nixon in China, qui le révéla au grand public en 1987, et de La Mort de Klinghoffer, créé à l’Opéra de Lyon en 1991 dans une mise en scène de Peter Sellars, John Adams fait partie, avec Philip glass et Steve Reich, des musiciens américains nourrit le minimalisme. Une énergie et une joie contagieuse se dégagent des partions de ce diplômé de Harvard qui s’est « exilé » en Californie. Compositeur américain vivant le plus joué en concert, il est aussi l'un des plus critiqués et controversés. Les dogmatiques du classique lui reprochent ses tics d’écriture, les hérauts de la musique répétitive son retour vers le néoclassicisme. Cette saison, le saxophoniste Timothy McAllister assurera la création française de son concerto (décembre) avant un doublé, fin avril, autour d’œuvres symphoniques, jouées successivement par l’Orchestre des Pays de Savoie et l’ONL.


L’ONL fait son cinéma

Dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut-Lumière, l’Auditorium ouvre son spectre musical avec des ciné-concerts. La formule séduit un public plus large, plus jeune aussi, qui cette année pourra voir, sur grand écran et avec accompagnement musical en direct, la projection de The Artist de Michel Hazanavicius. Timothy Brok dirigera l’ONL pour College, de Buster Keaton et La Nouvelle Babylone de Kozintsev et Trauberg. Premier rendez-vous septembre avec Star Wars.


Jazz sans frontières

Depuis quelques années, le jazz et les musiques du monde ont retrouvé l’Auditorium qui, la saison prochaine, accueillera le Trio Projet de Hiromi, Joshua Redman et Brad Mehldau en duo, Bobby McFerrin, mais aussi le quatuor de Daher Youssef des musiques populaires russes et des negro spirituals.

auditorium-lyon.com

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