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Edito : La roue de l'infortune

Juillet naissant abrite, comme chaque année, les premières grandes transhumances de vacanciers, enclins à trouver, au terme d'harassantes semaines de travail, le repos idoine et « mérité ».
Edito : La roue de l'infortune
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Eux n’alimenteront pas le flux. Ces Français, exclus de cette vague, faute de moyens financiers suffisants, sont estimés à un quart de la population nationale. Des pauvres ? Pas forcément. En tous cas, des ménages qui peinent à « joindre les deux bouts », et dont les fins de mois s’avèrent douloureuses. A l’aune de la plus récente étude européenne réalisée sur cette thématique, se dessine le profil de la pauvreté, esquissée selon plusieurs critères.

Statistiquement, appartiennent à cette caste malaisée ceux qui ne parviennent pas à payer leur loyer ou à rembourser leurs emprunts, ceux qui ne profitent pas d’un repas complet (viande, protéines…) régulièrement ou qui ne peuvent jouir de biens de consommation courante, comme le téléphone par exemple. L’absence de vacances est l’un des indicateurs permettant de positionner le curseur sur l’échelle de la privation matérielle.


L’information prend une autre dimension à l’heure où le magazine Challenges publie son palmarès des « 500 plus riches de France ». Où l’on apprend que Bernard Arnault (LVMH) et ses proches « chipent » la tête du classement à Liliane Bettencourt, avec une fortune estimée à 46,9 Md€ contre 35,8 Md€ pour l’héritière des cosmétiques L’Oréal. Donnée chiffrée extravagante, le patrimoine de Bernard Arnault a tout bonnement été multiplié par 17 en deux décennies !

Derrière ce binôme, on retrouve des habitués : Dumas (à la tête d’Hermès), Mulliez (groupe Auchan), Dassault… Et les Lyonnais ? Le premier d’entre eux, Alain Mérieux qui, aux côtés de sa famille avec qui il contrôle la société pharmaceutique bioMérieux, progresse de six places. Fortune professionnelle ? Quelque 4,65 Md€ ! Au 184e rang, Bruno Rousset, président-fondateur d’April (475 M€). L’homme d’affaires précède Jean-Michel Aulas, qui recule de 26 places (175 M€) et Olivier Ginon (165 M€), en progression pour atteindre le 425e rang. Exit en revanche Laurent de la Clergerie (LDLC), incapable de passer le « cut » désormais fixé à 130 M€. Les 500 plus riches – une espèce quasi grégaire – pèsent pour 571 Md€, soit 117 de plus qu’il y a… un an seulement !

La lecture de ces parcours et par extension, de ces réussites s’avère instructive. A quoi attribue-t-on ces résultats colossaux ? Les valorisations boursières en forte hausse. C’est un fait. Mais aussi à la part d’activité exponentielle réalisée hors des frontières domestiques. En d’autres termes, la croissance via l’étranger. Troisième élément de compréhension, l’appréciation du patrimoine bâti et des actifs immobiliers détenus par les protagonistes du classement, qui profitent à plein de taux avantageux.
Comme révélé par Forbes, le nombre de milliardaires a bondi de 13 % en 2017, dépassant la barre symbolique des 2 000 fortunes à dix chiffres. Pour eux, la roue tourne dans le bon sens…

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