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La roue de l'infortune

Après Victor Hugo et Rabelais, Jean Bellorini lève le voile sur un auteur peu connu, le Hongrois Ferenc Molnar dont il monte Liliom.
La roue de l'infortune
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CultureSpectacle vivant Publié le ,

Pour le dernier rendez-vous de la saison, le TNP affiche la dernière création de Jean Bellorini. Le patron de la compagnie Clair de Lune, qui a fait irruption sur la scène théâtrale avec l’inoubliable Tempête sous un crâne, d’après Les Misérables de Victor Hugo, et Paroles Gelées adapté des œuvres de Rabelais, nous propose de faire connaissance avec Ferenc Molnar.
Ce dramaturge austro-hongrois, réfugié aux Etats-Unis (il finira ses jours à Hollywood où il a écrit des scénarios) à la fin des années 1930, a écrit Les Garçons de la rue Pal et Liliom, deux œuvres adaptées au cinéma. Jean Bellorini choisit la seconde. Maître du théâtre de divertissement, Ferenc Molnar dénoue des intrigues bien ficelées avec des dialogues spirituels dont Oscar Wilde n’aurait pas à rougir.


Ce serait mal connaître Jean Bellorini que d’imaginer qu’il s’en tiendrait à cette histoire d’amour aigre-douce, entre un voyou bon garçon (Liliom) et une petite bonne naïve (Julie), assombrie par un contexte de chômage, de misère, de magouilles et de violence. En installant l’action dans un décor forain d’auto-tamponneuses, illuminées par une grande roue, en introduisant des séquences musicales, le jeune metteur en scène éclaire avec la noirceur de l’histoire de ces jeunes, à l’avenir bouché, avec des échappées oniriques à la manière des contes de fées pour adultes.

TNP, 9 au 21 mai.

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