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La rentrée du barreau sous le signe de l'ouverture

Quel symbole ! La rentrée solennelle du barreau de Lyon s'est déroulée au sein de l'UCLY (Université catholique de Lyon), plus précisément dans sa faculté et son pôle de droit. Il est vrai que l'ancienne prison Saint-Paul, triste lieu de mémoire et d'enfermement, a fait place à un lieu de lumière et d'ouverture, dont la transmission du savoir guide à présent la ligne de conduite. Des valeurs fortes rappelées par le recteur Thierry Magnin
La rentrée du barreau sous le signe de l'ouverture
© Michel Godet - Passation de bâton entre Me Joly et Me Junod-Fanget

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A manifestation prestigieuse, cérémonial prestigieux qui a vu successivement l’arrivée dans le grand amphithéâtre et devant une foule de personnalités, des membres du conseil de l’Ordre, des anciens bâtonniers du barreau de Lyon, ainsi que du bâtonnier élu, Laurence Junod-Fanget et du bâtonnier en exercice jusqu’à fin décembre, Pierre-Yves Joly.


Pour ne pas faillir à la tradition du devoir de mémoire, ce dernier a prononcé quelques mots sur chacun des avocats décédés en 2015. Il est revenu ensuite au lauréat de la conférence du jeune barreau, Me Samir Dris, avocat chez Me Doyez, de prononcer le traditionnel discours de rentrée. Ce dernier, qui a prêté serment en décembre 2011, a relaté l’assassinat le 24 juin 1894, rue de la République à Lyon, du président Sadi Carnot par l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio, guillotiné quelques semaines plus tard. Quel a été alors le rôle et l’attitude des avocats lyonnais et de leur bâtonnier ? La question est posée et le jeune avocat Samir Dris n’a pas manqué avec brio et clairvoyance d’en décrypter les arcanes, concluant : « Caserio, qui a été enfermé sur le site de l’ancienne prison et actuel campus Saint-Paul, méritait d’être défendu, non pas pour son crime, mais pour son idéal ». Dont acte.
Quant au bâtonnier Joly, dans un discours aussi posé qu’empathique, il a pris des accents tantôt de réquisitoire ou de rapport moral, tantôt de panégyrique, voire de distribution des prix, Me Joly jouant les procureurs pour retracer les temps forts de ses deux années de son bâtonnat.

Tout en soufflant le chaud et le froid sur le ministre de tutelle des robes noires, il n’a pas omis non plus de parler de la situation actuelle de la profession et de ses pierres d’achoppement. Serment professionnel, déontologie, dématérialisation, communication interne et externe, mais aussi les MARD, à savoir les modes doux et alternatifs de règlement des conflits et peut-être prochainement la création d’un barreau de cour. C’est enfin avec émotion qu’il a transmis à Me Junod-Fanget, bâtonnière élue, le « bâton du relais », symbole de passation de pouvoir.

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