AccueilCultureSpectacle vivantLa mouette de Tchekhov version Ostermeier

La mouette de Tchekhov version Ostermeier

Une version décapante de La mouette de Tchekhov, à voir au théâtre de Villefranche-sur-Saône par l'enfant terrible du théâtre allemand, Thomas Ostermeier, en français dans le texte, s'il-vous-plaît.
La Mouette de Tchekhov
Arno Declair - La Mouette de Tchekhov

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Des mouettes, un théâtre, un lac. Tel est le décor de La Mouette de Tchekhov, la pièce du dramaturge russe certainement la plus connue et la plus jouée dans le monde entier. Tel est également le cadre dans lequel la pièce, montée par le prodige allemand de la mise en scène, Thomas Ostermeier, a vu le jour, au théâtre de Vidy à Lausanne, au bord du lac Léman, en février dernier. Mais comme toujours avec le directeur de la Schaubühne de Berlin, ce n'est pas une Mouette de plus, non, c'est une « mouette de combat » comme l'écrit Fabienne Darge dans le quotidien du soir. Une Mouette à la traduction nouvelle d'Olivier Cadiot qui a réinjecté dans le texte des réflexions actuelles, sur la Syrie, le 49.3, le théâtre, etc... Une Mouette qui va chercher derrière le texte, l'esprit qui animait Tchekhov lors de l'écriture de sa pièce, la première qu'il rédige après son voyage sur l'île de Sakhaline, un événement qui le changera à jamais. Une phrase extraite du carnet de voyage, l'île de Sakhaline, est d'ailleurs mise en exergue en fond de plateau sur une image en noir et blanc, vraisemblablement de l'île au XIXème siècle, «mon œuvre entière est imprégnée du voyage à Sakhaline. Qui est allé en enfer voit les hommes d’un autre regard». Et pour donner profondeur et substance aux personnages de cette histoire somme toute assez superficielle, au moins en apparence, où Macha aime Konstantin, qui aime Nina, qui aime Trigorine, etc, le metteur en scène allemand utilise une technique élaborée par ses soins il y a quelques années, le « storytelling ». Soit des improvisations conçues à partir du vécu des interprètes, qui leur permettent non plus de jouer mais d'« esquisser pour eux-mêmes les contours d’une scène, ils sont alors en mesure de s’y projeter et d’en maiîtriser les enjeux pour eux-mêmes » selon les mots de Peter Kleinert, le dramaturge. À vérifier sur place, au théâtre de Villefranche, seul lieu dans le Rhône à le programmer, sauf à vouloir pousser jusqu'à Valence.

Théâtre de Villefranche, 8 au 10 février, www.theatredevillefranche.asso.fr

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