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La Métropole de Lyon plaide pour un tourisme plus durable

Publié le - - Collectivités

La Métropole de Lyon plaide pour un tourisme plus durable
© P. Blanc/Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme - La Métropole souhaite le développement d'un tourisme plus durable

La Métropole de Lyon organisait jeudi 17 septembre ses premières rencontres du tourisme. L'occasion de préciser qu'il n'a jamais été question pour les Verts de "casser" le tourisme à Lyon. Bruno Bernard, président, souhaite toutefois le développement d'un tourisme plus durable.

Une trentaine d'acteurs du tourisme, représentants de grands groupes, d'indépendants, de l'hôtellerie, de la restauration, des transports terrestres et aériens, loisirs in door et outdoor etc. étaient rassemblés jeudi 17 septembre pour faire le point sur la situation au sein du territoire de la Métropole de Lyon.


Depuis le constat de la crise jusqu'aux conditions de la reprise actuelle, et à venir. En filigrane, l'écoresponsabilité du tourisme durable, dont la nouvelle majorité écologiste à la métropole de Lyon, ne fera pas l'économie.


"On nous a fait dire n'importe quoi, fustigea le nouveau président Bruno Bernard (EELV), jamais nous n'avons dit que nous allions combattre le tourisme...je sais les craintes que vous avez à notre égard, je suis là pour vous rassurer ".

"Le tourisme est un atout économique fort pour la métropole"


Après avoir écouté tout le monde pendant deux heures de riches échanges, propositions, témoignages, le président a indiqué avoir retenu plusieurs points dont le besoin de labellisation autour du tourisme éco responsable, face à une demande croissante de la clientèle, soucieuse de son empreinte carbone.

©ES - Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon
  • ©ES - Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon
  • ©ES - Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, Hélène Dromain, coopération européenne et internationale et tourisme ; Emeline Baume, 1ere vice-présidente, Économie, emploi, commerce, numérique et commande publique.
  • ©ES - François Gaillard D.G.OnlyLyon face à Anne-Marie Baezner (au micro) directrice générale des sites lyonnais de GL Events.
  • ©ES - Cédric Lesec, directeur des relations extérieures et de la diffusion du Musée des Confluences
  • ©ES - La salle à la cité internationale de la gastronomie, toujours sans repreneur
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  • ©ES - François Gaillard, directeur général OnlyLyon Tourisme
  • ©ES - Grégory Cuilleron, restaurateur.
  • ©ES - Christophe Marguin, restaurateur, président association de restaurateurs Les Toques Blanches
  • ©ES - Tanguy Bertolus, président du directoire de Lyon Aéroports
  • ©ES - Laurent Duc, hôtelier, président hotelerie à l'UMIH (union Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie)
  • ©ES - Loïc Renart, hôtelier, co-président centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD)
  • ©ES - Olivier Michel, président association de commerçants My Presqu'Ile
  • ©ES - Léonard Valente (commerçant) association Bande de Gourmands
  • ©ES - Anne-Marie Baezner, directrice générale des sites lyonnais du groupe GL Events

"Le tourisme est un atout économique fort pour la métropole, insiste Bruno Bernard. Avec 8.5 millions de nuitées enregistrées à Lyon en 2019 et 38 300 emplois représentés, la filière du tourisme est une de mes priorités.

En cette période délicate, où le tourisme d'affaire est dans l'incertitude alors qu'il représentait 60% de l'activité touristique l'an dernier, nous devons consolider ce secteur en repensant collectivement l'offre et tirer parti des atouts de notre territoire. C'est en adaptant notre offre vers un tourisme plus durable et en diversifiant le visitorat que nous relèverons ensemble ce défi."

Le tri des déchets en question


Sur les déchets des restaurants et des hôtels notamment, Bruno Bernard a indiqué que c'était une priorité : "On va avancer rapidement sur ce point." En effet le tri des déchets de la restauration est estimé insuffisant et le recyclage par la méthanisation pas à la hauteur de ce qu'il pourrait être. Sur les circuits courts, "il faut peut-être repenser le marché de Corbas ou en créer un nouveau", indiqua Bruno Bernard.


Sur la gratuité des transports pour 24 heures pour les touristes, comme dans certaines villes suisses : "Il faudra bien que quelqu'un paie au bout du compte, mais on peut étudier une formule de semi-gratuité..."

Bientôt un schéma de développement du tourisme responsable


Enfin sur la crise sanitaire : "Il faut des règles claires qui ne changent pas tous les jours. Si l'on nous dit que le masque et les distanciations sociales sont suffisantes, alors il faut laisser faire les rassemblements, les activités collectives et culturelles, les salons etc. mais ne pas changer les règles tous les jours ! "

Suite à ces Rencontres, il a été décidé le lancement d'une consultation en ligne auprès de l'ensemble des professionnels du tourisme pour recenser leurs avis. Un événement de restitution sera organisé en novembre, annonçant également une phase de co-construction d'un Schéma de développement du tourisme responsable.

Ce qu'en pensent les professionnels

Les professionnels du tourisme et de l'évènementiel ont été appelés à témoigner face aux élus de la métropole. Le constat est difficile, d'autant que la situation sanitaire ne laisse pas entrevoir à l'heure actuelle d'amélioration.

Cependant des idées ont fusé, notamment en suggérant l'installation d'un grand lieu multi-fonction (street-food, animations...) dans une friche industrielle de Lyon, à l'instar de certaines de métropoles européennes, ou encore un évènement en Presqu'Île de type grande braderie.

Anne-Marie Baezner, directrice générale des sites lyonnais de GL Events

"Il faut bien considérer la filière évènementielle comme une vraie industrie. Notre devise actuellement est "résistons". Une devise de plus en difficile à tenir, car le sort s'acharne sur l'événementiel, avec la limitation des rassemblements autorisés à 1000 personnes, suite au nouvel arrêté préfectoral de lundi 21 septembre. Le groupe GL Events a annoncé un résultat en recul de 55 % au premier semestre 2020, un report du salon Pollutec et de la Foire de Lyon en 2021. A l'heure où nous écrivons ces lignes, le SIRHA 2021 n'est pas menacé, maintenu aux dates du 23 au 27 janvier ."

Tanguy Bertolus, président du directoire de Lyon Aéroports

"L'été s'est plutôt bien passé, par rapport à ce qui était redouté. Nous enregistrons 75% d'activité par rapport à l'été 2019 mais une chute de trois quarts du nombre d'étrangers, qui représentent habituellement l'été 25 % des passagers et ne représentaient que 5% du trafic cet été à Lyon Saint-Exupéry. Easyjet et Air France ont plutôt bien tenu. En revanche, l'activité ne repartant pas avec l'étranger, nous nous attendons à une chute globale sur l'année de 65% à 70 % de l'activité en 2020 par rapport à 2019."

Loïc Renart, hôtelier, co-président centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD)

"La plupart des entreprises hôtelières sont sous perfusion des aides publiques et du chômage partiel, mais après ?"

Olivier Michel, président association de commerçants My Presqu'Ile, fondateur de Lyon-City Tour

"Beaucoup de transporteurs en bus n'ont quasiment pas fait de chiffre d'affaires, à cause de l'absence des étrangers. Avec Lyon city Tour (bus à impériale) nous avons réalisé 35% de notre chiffre de l'année dernière, et 45% avec le train touristique de la Croix-Rousse. Avec les commerçants, nous envisageons un évènement du genre grande braderie au printemps."

Cédric Lesec, directeur des relations extérieures et de la diffusion du Musée des Confluences

"La fréquentation au musée des Confluences a chuté de plus de la moitié. En 2019, nous avons enregistré 700 000 visiteurs. Fin 2020, notre projection en chiffre de fréquentation s'établit à 300 000 personnes dans le meilleur des cas. Certes, nous sommes service public (Métropole) mais nous nous autofinançons à 25 %, avec les entrées et les privatisations.

Nous avons observé que 75% des retombées économiques générées par les visiteurs du musée se réalisent sur le territoire de la métropole. Nous avons constaté cet été un nombre plus important que les années précédentes de visiteurs qui sont venus pour la première fois au musée."

Vincent Carry, directeur Arty-Farty, fondateur des Nuits sonores

"Le secteur évènementiel culturel des festivals est sinistré à 75-80%. Il faut réinventer nos métiers, car nous craignons que les rituels de spectacles et d'évènements ne reviennent pas, que les gens se déshabituent d'aller au cinéma, au théâtre, dans les concerts… les structures tiennent grâce au chômage partiel et aux PGE, dont il faudra demander la prolongation de la période de remboursement."

Laurent Duc, hôtelier, président hôtellerie à l'UMIH (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie)

"Lyon n'est pas si internationale que ça. Et c'est ce qui la sauve, paradoxalement, car Paris était encore plus vide sans les étrangers, Cannes également. Nous avons beaucoup d'atouts et de compétences à Lyon. Il faut en profiter."

Steven Vasselin, directeur marketing Mini World Lyon

"Le pire n'est pas forcément derrière nous, si on passe sous la barre des 50 % de fréquentation au dernier trimestre 2020, nous nous dirigeons vers le dépôt de bilan en janvier."

Madelijn Vervoord, directrice hôtel Intercontinental Lyon

"La chute de 2020 devrait se situer autour de 40 % pour nous. On ne pas s'en remettre avant 2023… Il est vrai que Lyon a un atout formidable fait de l'équilibre entre tourisme de loisirs et tourisme d'affaires, ce qui fait qu'on peut avoir du monde toute l'année, en temps normal."

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourisme, président ATD, acteurs du tourisme durable

"Le secteur va connaître de nouvelles contraintes liées à l'environnement. La commission européenne vient de voter la réduction d'émission de gaz à effet de serre, de 60% d'ici à 2030. Il va falloir voyager moins loin, le business doit s'adapter. Dans l'avenir, nous aurons peut-être une carte carbone à côté de notre carte bancaire, qui prendra en compte notre bilan. La métropole de Lyon doit adapter les méthodes de tourisme durable qui réussissent bien aux villes nordiques."

Thierry Roussel, groupe Accor, directeur du Novotel Lyon Confluence

"Même chez Accor, les difficultés sont là. A Lyon nous avons un très bel outil avec OnlyLyon, préservons-le, de même que cette volonté de réussir ensemble qui nous anime."




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