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La Métropole de Lyon au révélateur de la commission des finances du Sénat

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La Métropole de Lyon au révélateur de la commission des finances du Sénat
Photo JD - Claude Raynal (a? gauche), vice-pre?sident de la commission des finances du Se?nat

Quatre ans après sa création officielle, la Métropole de Lyon semble avoir réussi son décollage, aussi bien sur le plan financier que fiscal, sans entraîner la paupérisation du Nouveau Rhône.

Après une étude présentée en 2016 par Gérard Collomb, alors président de la Métropole de Lyon, sur le rôle que jouait cette nouvelle collectivité dans la croissance économique et dans la création de richesses des territoires alentours, c'est au tour du Sénat de se pencher sur sa place dans le paysage rhodanien. La commission des finances de la chambre haute du Parlement vient, en effet, de dévoiler les conclusions d'une étude centrée, cette fois, sur les conséquences fiscales et financières de la création de cette collectivité. Un travail complémentaire du premier, au terme duquel il apparaît que la mise en œuvre du processus est encore inachevée et que les conséquences de cette mutation en profondeur ne pourront pas être réellement mesurées avant quelques années.

« Il est prématuré de vouloir évaluer dans leur ensemble les conséquences financières de cette création, alors que les processus de transferts de personnels, notamment, du Département du Nouveau Rhône vers la Métropole ne sont pas entièrement achevés », indique Claude Raynal, sénateur de Haute-Garonne et vice-président de la commission. Néanmoins, il constate que pour l'heure la dynamique semble bonne. « Les deux collectivités ont contenu leurs dépenses et affichent une santé financière saine », analyse-t-il.

Dans le même temps, les recettes fiscales sont restées dynamiques et les niveaux de capacité d'autofinancement se sont inscrits à la hausse depuis 2015, enregistrant une augmentation de 162 % pour le Nouveau Rhône et de 30 % pour la Métropole de Lyon. « Les modalités de répartition des produits et des charges, de l'actif et du passif, de l'ancien Département du Rhône ont permis une forme de mutualisation financière, qui a permis de conserver deux collectivités dynamiques », conclut Claude Raynal.




Jacques DONNAY
Journaliste

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