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L'urbanisme transitoire à la Lyonnaise

L'urbanisme transitoire à la Lyonnaise

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La Métropole de Lyon a décidé de mener une ambitieuse politique d'aménagement provisoire d'espaces libres au profit d'acteurs ou d'activités en recherche de points de chute. Cela pouvant correspondre à un usage transitoire pour établir une vision d'ensemble, le temps d'un projet urbain.

Pour le président Kimelfeld, la volonté de la collectivité étant de ne plus figer les usages et les affectations de chaque lieu ou friche ainsi recensés, mais de les revitaliser pour en faire de nouveaux lieux de vie, mêlant économie sociale et solidaire, logements, expositions culturelles et autres événement festifs. L'urbanisme transitoire permet ainsi à certains acteurs de développer leurs projets et de s'intégrer dans la politique métropolitaine d'aménagement de son territoire.

Il en est ainsi par exemple des nouveaux sites élus comme la caserne Blandan (Lyon 3e), la Solyem (Saint-Priest), les Halles Sernam (SNCF Jean-Macé), la Halle Debourg (Lyon 7e) sans omettre ceux de projets déjà en cours : L'Autre Soie (Villeurbanne), le U à la Duchère ou les Halles du Faubourg (Jean-Macé).

Cette politique métropolitaine se déploie en trois en phases : expérimentale (2019-2020), d'accélération (2020-2021) et de systémisation.

Le site des anciennes usines Fagor-Brandt à Gerland, inoccupées durablement depuis 2015, est sans doute le plus emblématique, devenant un haut lieu de la culture européen avec l'arrivée de la 15e BAC (Biennale d'art contemporain) qui accueillera l'édition 2019 dès le 18 octobre. Un lieu qui a failli renaître avec la production de voitures électriques, puis utilisé pour les Nuits Sonores, voire des tournages ponctuels pour la télévision.

Il est vrai que des lieux proposant 30 000 m2 de hangars, de vastes espaces extérieurs et de 3 000 m2 de bureaux-laboratoires en R+1 ne sont pas légion en centre ville.

Isabelle Bertolotti

C'est donc dans ces anciennes usines fabriquant à l'origine des machines à laver, et sous le sceau d'un urbanisme transitoire et culturel, que la BAC va s'installer, esquissant ainsi l'arrivée d'événements pérennes, et temporaires. Sans oublier des résidences d'artistes, des expositions et, à nouveau, des tournages cinématographiques ou télévisuels.

A présent, c'est Isabelle Bertolotti, qui assure la direction artistique la biennale d'art contemporain de Lyon, ainsi que la direction du MAC de Lyon. Le commissariat est pour sa part confié au Palais de Tokyo et à ses sept jeunes curateurs.

En passant de 6 000 m2 à 30 000 m2, la BAC joue la politique métropolitaine en plein et permet désormais à 90% des œuvres présentées d'avoir le label « Fait Maison sur le site de la BAC ».

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