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Région lyonnaise : la logistique victime du manque de foncier

Bridé par le manque d’offre, le marché de la logistique a plongé en 2022 sur le bassin lyonnais. Une situation d’autant plus inquiétante pour les professionnels du secteur, qu’elle risque de se prolonger si aucune initiative n’est engagée.
Région lyonnaise : la logistique victime du manque de foncier
Photo DR - A Saint-Quentin-Fallavier, le Segro Logistics Park accueille depuis l'année dernière un bâtiment de 28 000 m2

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Les chiffres sont historiquement bas. En 2021, la demande placée de locaux logistiques a reculé de 23 % sur le bassin lyonnais, alors qu’elle progressait dans le même temps de 11 % au niveau national.

Avec seulement 286 000 m2 placés contre 373 000 m2 l’année précédente, le bilan est alarmant. D’autant plus que le nombre de transactions recule également, pour se figer à 20 en 2021 contre 22 en 2020. Deux transactions manquantes, qui symbolisent également l’absence de transactions XL, alors que le marché est porté sur tous les territoires par les transactions XL, voire XXL.

"Le marché de la logistique a le vent en poupe, mais sur notre territoire il patine", constate froidement Ludovic da Silva, responsable logistique chez Cushman & Wakefield pour toute la moitié sud de la France. Une chute sans rapport avec une baisse de la demande, mais qui s’explique par le manque d’offre, qui met lui-même en exergue la rareté du foncier.

"Nous alertons les élus depuis plusieurs années, mais on ne nous entend pas. Et nous voyons aujourd’hui les conséquences de cette tendance, avec de forts risques de les subir durablement", poursuit-il.

Le nord-Isère reste au sommet pour la logistique

Sur ce marché en retrait, le nord-Isère reste la terre d’élection des logisticiens. Les professionnels ont aussi enregistré une forte poussée au nord de la région lyonnaise en 2021, ce secteur ayant attiré 25 % de la demande placée.

"Ce chiffre est en grande partie dopé par une transaction de 27 000 m2 que nous avons réalisée sur une commune limitrophe de Mâcon, précise cependant Ludovic da Silva. Il s’agit d’un bâtiment ancien, qui ne trouvait pas preneur jusqu’à présent, sinon pour des occupations précaires. Cette fois, nous sommes sur une transaction en 3 / 6 / 9." Sans cette opération le nord-Isère totaliserait 50 % des surfaces placées.

Les logisticiens vont aller chercher des terrains de plus en plus loin. Avec les conséquences que l’on imagine sur l’impact carbone et sur l’artificialisation des sols.

Le stock disponible étant historiquement bas, les professionnels anticipent dès à présent un nouveau recul de la demande placée cette année. "Nous sommes passés sous la barre des 150 000 m2", s’inquiètent-ils, pronostiquant un exercice 2022 qui pourrait culminer à 200 000 m2 placés.

Avec pour effet de tirer les prix à la hausse. Marché locatif par excellence, la logistique a vu les valeurs passer de 45 à 47 € / m2, en moyenne en 2017, à 53 / 55 € en 2021. "Le loyer prime s’est établi sur un bâtiment existant", précise Ludovic da Silva. Qui annonce d’ores et déjà un second effet pervers : "Les logisticiens vont aller chercher des terrains de plus en plus loin. Avec les conséquences que l’on imagine sur l’impact carbone et sur l’artificialisation des sols."

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