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Lyon / Spectacles / La Halle Tony Garnier se relance face à la concurrence

Est-ce un pur hasard ? Mardi matin 6 septembre, au lendemain de la présentation à la presse et aux partenaires des nouvelles orientations de la Halle Tony Garnier, la future salle LDLC Arena organisait la pose de son « premier siège ».
Claire Boulet (Du bruit au Balcon) ; Thierry Pilat, directeur général La Halle Tony Garnier ; Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe au maire de Lyon chargée de la culture
©ES - Claire Boulet (Du bruit au Balcon) ; Thierry Pilat, directeur général La Halle Tony Garnier ; Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe au maire de Lyon chargée de la culture

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Deux salles/deux ambiances, les deux lieux sont bel et bien en concurrence sur les concerts, les spectacles et sur certains séminaires ou salons. Ce n’est pas le cas sur le sport, qui est le cœur de métier de la salle de basket/tennis de Décines, avec des capacités similaires sur Lyon avec 17000, et 16000 à Décines.

Thierry Pilat, un nouveau directeur pour la Halle Tony Garnier à Lyon

Mais aussi de fortes singularités de part et d’autre : la Halle est au cœur de Lyon, et très bien desservie, elle est un élément majeur classé du patrimoine architectural lyonnais signé Tony Garnier. LDLC Arena, bien différente, qui se veut un modèle écologique et de sobriété énergétique, est certes excentrée du centre de la métropole, mais aussi tout aussi bien desservie par les routes et les transports.

Pour Nathalie Perrin-Gilbert, c’est clair : « L’arrivée de l’Arena va générer une concurrence mortifère […] du reste j’ai voté contre en tant que conseillère communautaire. » L’adjointe de Grégory Doucet craint : « Une sur-offre dans la Métropole […]. » L’élue fit également référence au festival rap et musiques urbaines Inversion Fest, privé, qui s’est tenu en juin au Matmut Stadium « subventionné par la Région ».

Une scène mobile en projet

Ce que l’on pourrait interpréter comme l’un des premiers effets stimulant s’il en est, de la concurrence, c’est un gros travail de renouvellement de l'équipement public, de son positionnement culturel, de son site Internet, de son identité visuelle, qui s’accompagne d’une rénovation de l’outil à hauteur de 4 M€ sur le mandat programmés dans la PPI : « Ce seront des améliorations de confort sur les sièges, la visibilité, la modularité des espaces scéniques, explique Nathalie Perrin-Gilbert.» et à venir : « Une scène mobile », complète Thierry Pilat, directeur général qui œuvre depuis son arrivée, il y a un an et demi.

Autre signe de renouveau, la communication de la Halle, dont un point de présentation de saison en septembre avec la presse, le renfort d’une agence spécialisée, « Du bruit au balcon », qui a conçu le nouveau logo, les relations de presse etc.

Le positionnement se veut nettement plus local, tourné vers les producteurs et les créateurs du territoire, au travers d’un travail avec le festival Woodstower par exemple, qui débouche sur un festival Wintower sur 3 jours (24 au 26 fév.2023).

Nouvelle identité visuelle pour la Halle Tony Garnier

A l’image de l’évènement, Metal Immersion, qui a lieu en mai dernier, la halle ne veut plus seulement être une belle boîte à musique recevant des tournées nationales et internationales, elle veut montrer une âme de lieu vivant de productions locale et régionale.

« Flux », opération pour les JEP

Toutefois la diffusion de spectacles en tournée reste le cœur de métier place des docteurs Charles et Christophe Mérieux : « Nous aurons 97 dates d’ouverture au public sur cette saison 2022-23, précise le directeur, c’est un record, les reports des dates de l’époque Covid se raréfient, mais les grandes tournées internationales sont encore timides… C’est le socle de la Halle, mais nous recherchons de plus en plus les évènements hybride, où les concerts vont cohabiter avec des espaces de restauration, des animations, l’utilisation de tous les espaces, y compris extérieurs, et le parvis, pourquoi pas des salons commerciaux […] et grâce à cela renforcer l’appropriation du lieu […] avec des plages de gratuité d’accès au lieu […]. De même encore trop peu d’évènements locaux, excepté le festival Lumière, utilisent la Halle . »

Les Journées du patrimoine (17-18 sept.) seront un temps fort, avec non seulement l’ouverture du bâtiment patrimonial, mais aussi des concerts, dans une opération appelée Flux : « Une opération gratuite avec des concerts captés, retransmis sur une chaine internet, Quest.

Les Enfoirés à Lyon

Les salles locales comme le Ninkasi, le CCO, le Transbordeur, le Périscope, l’Epicerie moderne se sont mobilisées pour programmer des artistes dans le cadre des JEP à la halle, sur plusieurs scènes […] »

Les métiers du spectacle seront mis en avant lors de conférences, démonstrations…les groupes feront leur balance, leurs installations techniques sous le regard du public…

Des dizaines de grands concerts et d’évènements sont programmés, dont le retour des Enfoirés à Lyon (3 semaines de présence à la Halle) mais aussi Scorpion au printemps, Stromae sur trois dates, ou encore le salon des vignerons indépendants, avec 500 exposants, la Sainté-Lyon

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