AccueilLa Française de Construction veut grossir sur de solides fondations

La Française de Construction veut grossir sur de solides fondations

La Française de Construction veut grossir sur de solides fondations
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Lancée comme entreprise de maçonnerie et de rénovation traditionnelle, la Française de Construction (LFC, 700 000 € de chiffre d'affaires, 9 salariés) s'est peu à peu spécialisée dans la construction en béton armé et l'ouverture de fenêtres et de portes dans les murs porteurs. Aujourd'hui, elle intervient encore dans la maçonnerie traditionnelle, mais elle revendique aussi ce savoir-faire du béton qui nécessite l'intervention de professionnels avec du matériel spécifique et adapté (investissement récent : 300 000 €).

Une prise de conscience survenue après la crise de 2008 et la fin d'un gros chantier pour LFC. " Nous n'arrivions plus à conquérir de nouveaux marchés. À ce moment-là, j'ai pris conscience de la nécessité de nous repositionner et de nous structurer pour avancer ", souligne Mehmet Guner, associé-dirigeant de LFC. Il se tourne d'abord vers la Capeb, son syndicat référent qui l'oriente vers un stage de stratégie et développement. Une première réflexion salutaire pour l'entrepreneur, qui fait appel à plusieurs consultants pour compléter sa stratégie. Depuis 6 mois, il travaille avec David Marre de DC Pilot, un directeur commercial en temps partagé.

Résultats : " J'applique désormais les principes des grands groupes à ma structure ", affirme le dirigeant qui a mis en place une réponse aux devis sous 72 h, une réunion commerciale hebdomadaire, des tableaux de bord pertinent, un suivi des chantiers via un système d'étude de projet informatisé. " Si mon frère doit prendre le relais de mes dossiers au pied levé, la continuité du service est assurée ", estime ce titulaire d'un bac + 4 en biochimie, au départ davantage porté sur les mathématiques et la médecine que sur le bâtiment.
A côté de la structuration interne, Mehmet Guner continue de se former. Après la science, il a passé un diplôme de chargé d'affaires gros œuvre et espère, grâce à la validation des acquis de l'expérience, devenir ingénieur en béton armé. " Nos clients premium sont sensibles à ce type de formation ", souligne-t-il encore.
Une stratégie qui commence à porter ses fruits puisque LFC vient de signer avec la Clinique de Vaugneray, le Pathé Annecy et intervient sur le chantier du Tunnel du Mont-Blanc. Objectif affiché : " Allonger la visibilité sur le carnet de commandes " et atteindre un chiffre d'affaires d'1 M€ à court terme. D'ici 2030, les associés ambitionnent de devenir un poids lourd du secteur.

Mehmet Guner : " Le BTP aussi peut réagir comme une start-up "

Pourquoi se positionner différemment ?


Nous sommes nombreux à savoir faire le même métier de base. Il faut nous différencier pour pouvoir nous imposer auprès de clients premium. Je veux casser cette image de l'artisan, étranger, peu structuré, pas toujours fiable. Nous sommes structurés, mais nous sommes réactifs, c'est pour cela que j'ai imaginé une réponse aux devis en 72 h. Mais notre positionnement commercial ne nous empêche pas d'affirmer notre identité. Nous sommes issus du chantier et nous avons une très bonne connaissance du métier. Le BTP aussi peut réagir comme une start-up avec en ligne de mire un service client irréprochable.

Comment cela se traduit ?


Nous travaillons avec un réseau de 60 architectes réguliers et, en direct, avec de grands comptes ou des particuliers. Nous avons mis en place un système d'étude de projet sur-mesure pour assurer cette continuité dans le service, quel que soit l'interlocuteur.

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