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Transport La Fédération Nationale des Transports Routiers ne supportera pas de fiscalité supplémentaire

En croissance, mais doublement impactée par les options dévoilées en matière de fiscalité des carburants, la filière du transport routier a décidé d’interpeller les pouvoirs publics par la voix de la FNTR.
La Fédération Nationale des Transports Routiers ne supportera pas de fiscalité supplémentaire
© Pxhere / photo d'illustration

Economie Publié le ,

La situation est anachronique pour les professionnels du transport routier. Alors que le niveau d’activité est très bien orienté, leur inquiétude ne cesse de croître. "Tout simplement parce que nous voyons se dessiner des perspectives lourdes de conséquences en matière de fiscalité énergétique", explique Séverine Michaud, présidente du groupe Transports Michaud.

Des mesures que la profession n’entend pas accepter, car elle ne les supportera pas selon la dirigeante, qui est aussi présidente de la FNTR Auvergne-Rhône-Alpes.

Transport routier : des nuages qui s'amoncellent

Bien qu’elles aient perdu de la rentabilité, en raison du déséquilibre engendré par la crise covid dans leurs plans de transport et des baisses de volumes de certains clients, les entreprises de la filière sont pourtant plutôt en bonne santé. "Et nous avons du travail pour alimenter nos sociétés", insiste-t-elle.

Mais la perspective d’une suppression progressive de la récupération de la TICPE, ce qui aura de graves conséquences pour les entreprises, jette une première ombre sur le tableau. Dans le même temps, le retour de l’écotaxe, qui se profile, ne manque pas d’inquiéter.

Fiscalité des carburants : agacement et incompréhension

"Enfin, nous avons un gros point d’interrogation sur la fiscalité qui va peser sur les nouveaux carburants. En clair, nous savons que nous allons être taxés, mais nous ne savons pas de quelle façon, ni dans quelle proportion. De ce fait, nous sommes obligés de faire des paris sur l’avenir", s’agace Séverine Michaud.

Avant d’enfoncer le clou en soulignant l’incohérence des décisions qui sont imaginées : "Nous vivons une situation totalement paradoxale. On nous propose des aides pour investir dans des matériels encore plus vertueux, mais plus onéreux à l’achat, et en parallèle la fiscalité s’alourdit. C’est incompréhensible. Car notre profession est déjà deux fois plus taxée que les autres. En fait, ce que l’État nous donne d’une main, il nous le reprend de l’autre."

© Jacques Donnay / Séverine Michaud, présidente du groupe Transports Michaud et de la FNTR Auvergne-Rhône-Alpes

La question de l’emploi fragilise l’activité des professionnels du transport

Enfin, dernier sujet d’inquiétude pour les professionnels du transport, ils ne parviennent pas à recruter les collaborateurs dont ils ont besoin, d’où d’énormes difficultés pour répondre à la demande de leurs clients.

Là encore, Séverine Michaud pointe du doigt l’anachronisme de la situation : "Le nombre de chômeurs reste très élevé dans le pays, alors que nous sommes en mesure de créer de l’emploi et de proposer des salaires attractifs."

Cette pénurie de main-d’œuvre concerne aussi bien les fonctions de conducteur, de mécanicien et même, parfois, les fonctions administratives. "Résultat, nous risquons de ne pas pouvoir assumer la croissance qui se présente", conclut-elle.

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