AccueilCultureSpectacle vivantLa Crue des étudiants de l'ENSATT à découvrir au TNG

La Crue des étudiants de l'ENSATT à découvrir au TNG

Après sa création à l'ENSATT, le premier spectacle de la promotion Joel Pommerat est à découvrir sur le grand plateau du Théâtre nouvelle génération. Mis en scène par Jean-Pierre Baro, Crue explore et brasse le changement climatique, les migrations, et les bouleversements que cela entraine dans une joyeuse sarabande de petites scènes qui s'emboitent.
La Crue des étudiants de l'ENSATT à découvrir au TNG
David Aménian - Crue, mise en scène de Jean-Pierre Baro

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Chaque saison, l'ENSATT propose son lot de spectacles conçus par la promotion qui sort l'année en cours. Le spectacle qui ouvre les festivités est une « anticipation climatique » imaginée par la section écrivain-dramaturge et mis en scène par Jean-Pierre Baro, dont les lyonnais ont pu voir le travail tout récemment au Théâtre de Vénissieux à l'occasion de la venue de la pièce À vif de Kery James.

Et ce sont les élèves de la 77è promotion, placée sous l'égide de Joel Pommerat, qui s'emparent de ce montage de saynètes, entre fantaisie et réalité, entre légendes et actualités. Composé de 12 scènes écrites à 14 mains en six mois sur le changement climatique, Crue se décompose en deux parties, celle d'un avant et d'un après la catastrophe où la place Bellecour serait noyée sous l'eau, la température oscillant entre 35 et 50° Celsius et où les Atlantes se promèneraient au milieu des survivants.

Avec une scénographie plutôt inventive, constituée d'objets de récup et de planches de bois, qui se transforme au gré des besoins en phare, en radeau, en ponton ou en cabane de chantier, les onze jeunes comédiens se glissent dans ces histoires loufoques et drôles, où il est question d'une orque dépressive, d'une Brigitte Bardot irrésistible, plus hystérique encore que dans la vraie vie, d'un homosexuel désespéré par la perte d'une carte mémoire et deux frère et sœur qui seront le fil conducteur (ténu) de cette « dramaturgie de la montée des eaux ».

Sans parler de l'inoubliable Mami Wata, désopilante déesse de la mer et du continent de plastique qui la porte, qui tance les humains tout en les protégeant.

Gallia Valette-Pilenko

TNG, 27 février, www.tng-lyon.fr

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