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La chaise vide

Edito

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Furieux contre les dispositions qui modifient la loi El Khomri, notamment la surtaxe les CDD, Pierre Gattaz adresse un ultimatum au gouvernement ! Soit Valls recule, soit le président du Medef quitte la table des négociations sur l’assurance chômage. Redoutant sans doute de se voir doubler sur sa droite, François Asselin, président de la CGPME menace lui aussi d’adopter la politique de la chaise vide à l’Unedic. A la CGT, sans doute pour affirmer l’existence d’un syndicat en perte de vitesse, Philippe Martinez tape du poing sur la table. Il s’oppose lui aussi à la loi Travail que sa centrale juge trop favorable au patronat. Il en appelle à des mouvements d’arrêt de travail dès la fin du mois. Combien de chaises vides au bureau, à l’usine ? Incapables de négocier, les partenaires sociaux font pression oubliant que, en dernier ressort, la décision revient à la représentation nationale.
A Air France, Alexandre de Juniac abandonne le cockpit. D’autres dirigeants, confrontés à la défiance de certaines catégories de collaborateurs ou de leurs actionnaires, pourraient suivre son exemple dans les mois à venir. A la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le groupe socialiste quitte l’hémicycle lors du vote du budget. Qu’elle relève d’une décision raisonnée ou d’une posture dopée par des ego exacerbés, la politique de la chaise vide trahit d’abord un aveu de faiblesse, voire d’échec. Elle peut aussi traduire une émotion. Michel Aulas n’est-il pas tombé de sa chaise en apprenant que le LOU intégrerait le stade de Gerland plus tôt que prévu ?

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