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La biotech lyonnaise GenOway détient la licence exclusive des "ciseaux à ADN" vainqueurs du Nobel

Publié le - - Sciences

La biotech lyonnaise GenOway détient la licence exclusive des "ciseaux à ADN" vainqueurs du Nobel
DR - Benjamin Bruneau, directeur administratif et financier de genOway.

En s'octroyant la licence exclusive d'utilisation de la technologie lauréate du prix Nobel de chimie 2020, baptisée CRISPR/Cas9, la biotech lyonnaise genOway est la seule au monde habilitée à commercialiser une partie des droits de propriété intellectuelle associés.

Le prix Nobel de chimie 2020, décerné conjointement à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna pour la découverte du système CRISPR/Cas9 ou "ciseaux à ADN" (approche privilégiée pour effectuer des modifications génétiques programmées dans une grande variété de lignées cellulaires, d'espèces végétales et animales), a mis en lumière la stratégie poursuivie par genOway dans l'utilisation d'une technologie de référence et qu'elle maîtrise commercialement.

La biotech lyonnaise conçoit et développe des modèles de recherche moléculaires, cellulaires et animaux pour les industries biopharmaceutique.

Une vraie révolution en biologie moléculaire

Les scientifiques récemment nobellisées ont donc mis au point une solution qui permet simultanément d'inactiver plusieurs gènes chez la souris de laboratoire et générer des modèles plus pertinents qu'auparavant pour la recherche.

Une révolution dans le monde de la biologie moléculaire qui représente aussi un outil d'édition du génome unique pour développer des modèles innovants pour les industries pharmaceutiques permettant le criblage de médicaments, la validation de cibles ou encore, l'ingénierie de molécules biologiques.

Une licence exclusive mondiale

Une technologie brevetée, entre autres, par le géant pharmaceutique Merck et pour laquelle genOway a d'abord demandé les droits avant de négocier une licence exclusive mondiale. Avec au centre du jeu, des batailles juridiques autour des brevets, animées par des acteurs académiques comme l'université de Berkeley, le Broad Institute ou encore des sociétés biopharmaceutiques.

"Il faut être capable d'identifier assez tôt les technologies pouvant nous permettre de développer des modèles innovants tout en sécurisant la propriété intellectuelle et par voie de conséquence la valorisation du futur médicament pour nos clients", résume Benjamin Bruneau, directeur administratif et financier de genOway.

Stratégie payante

Avec cette position mondiale exclusive acquise, les clients et partenaires de genOway accèdent à une gamme complète de modèles allant de l'inactivation d'un ou plusieurs gènes d'intérêt, aux modèles d'humanisation (c'est-à-dire des modèles où un gène de souris est remplacé par un gène humain), en passant par des modèles imitant la maladie humaine, par exemple, la maladie d'Alzheimer).

La découverte scientifique mise au point par les deux chimistes a donc mis en lumière la stratégie payante de la biotech lyonnaise, validant ainsi son positionnement pris depuis plusieurs années sur le segment de modélisation et le développement de modèles de recherche génétiquement modifiés.

Objectif 30 millions d'eurs de chiffre d'affaires

Alexandre Fraichard, directeur général de genOway (9,4 M€ de CA en 2019) l'avait expliqué au lendemain de la publication des résultats du premier semestre : "La mise en œuvre du nouveau plan stratégique, centrée sur les modèles catalogue propriétaires, se poursuit de façon satisfaisante. Notre activité de création de modèles sur-mesure a trouvé son équilibre avec un portefeuille client recentré sur les grands comptes pharmaceutiques et les centres académiques d'excellence".

La médiatisation récente de l'entreprise liée au Prix Nobel de Chimie, même si elle a fait bondir l'action genOway, ne perturbe pas outre-mesure son parcours boursier. "Nous maintenons l'objectif d'atteindre 30 M€ de chiffre d'affaires d'ici 2024 grâce à des investissements ciblés dans l'achat de licences, la création de modèles catalogue et l'acquisition de droits et de modèles", précise Benjamin Bruneau.

Réalisant près de 90 % de son chiffre d'affaires hors de France, la présence en bourse est un gage de sérieux, de nature à rassurer les clients étrangers.




Julien THIBERT
Journaliste

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