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Danse/La Batsheva rend tout le monde "gaga"

le - - Spectacle vivant

Danse/La Batsheva rend tout le monde "gaga"
Gadi Dagon - Last work de Ohad Naharin

La Bastheva dance company revient fouler les planches de la Maison de la danse après trois ans d'absence. Cette compagnie très appréciée du public a le chic pour emballer tout le monde avec son énergie contagieuse et sa rage folle et cette production ne devrait pas faire exception à la règle si l'on en croit les critiques élogieuses parues ici et là.

Créée en 2015 lors du festival Montpellier Danse 2015, Last work de Ohad Naharin est un pur produit estampillé Gaga.

Gaga étant la méthode qu'a inventée le chorégraphe israélien pour ses danseuses et danseurs et par extension tous ceux et celles qui veulent y goûter.

Une méthode assez étonnante qui consiste, pour résumer très sommairement, à se mettre en mouvement pour ne plus s'arrêter jusqu'à la fin de la séquence et qui met le corps dans un état particulier de disponibilité et de porosité à l'entour, avec le plaisir et la joie comme principaux moteurs.

Dans Last work, qui n'est pourtant pas sa dernière pièce comme indiqué dans le titre, il jette 18 interprètes dans la bataille, pour creuser la bipédie. À partir de trois figures, le bébé, la ballerine et le bourreau -le spectacle devait s'appeler initialement The baby, the ballerina and me, le chorégraphe a composé une fresque singulière de l'humanité.

Les corps se transforment, passant tour à tour d'une figure archaïque et repliée à une autre classique, de la vélocité à la douceur. Un vocabulaire qui travaille les articulations tout en saccades et les ondulations subtiles de tout le corps.

Il faut dire que les interprètes, non seulement maîtrisent la technique « gaga » qu'ils pratiquent chaque jour mais excellent également dans leur art, nantis de formations solides et d'un passage quasiment systématique au Batsheva Ensemble, un cursus de perfectionnement formant le vivier de la compagnie.

La danse se déploie dans l'espace, écrivant sa propre histoire dans sa propre langue, beauté abstraite et tout à la fois réflexion sur notre animalité humaine !

Maison de la danse, 28 novembre au 1er décembre, www.maisondeladanse.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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