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L'Opac du Rhône fusionne avec Advivo

L'Opac 69 et le bailleur de l'Isère rhodanienne Advivo ont confirmé hier leur rapprochement. Une logique de concentration destinée à gérer les nouvelles contraintes réglementaires qui pèsent sur le logement social.
L'Opac du Rhône fusionne avec Advivo
Pour Advivo, le privé n'aurait jamais lancé un plan de rénovation tel que celui du Champ-de-Mars à Vienne

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6 000 logements côté viennois, 13 000 côté rhodanien. Et au milieu, un pont déjà largement emprunté. L'accueil lundi 24 septembre de la « revue de projets 2018 » d'Advivo au musée de Saint-Romain-en-Gal/Vienne dont la collectivité de tutelle est le Département du Rhône - comme l'Opac 69 - n'est bien sûr pas un hasard. Le bailleur social isérois y avait célébré ses 100 ans il y a quelques années. D'anniversaire, il ne devrait lui en rester qu'un seul à fêter…

Evoqué en janvier dernier, comme « une piste très sérieuse », le rapprochement entre Advivo et l'Opac 69 est acté, ont annoncé leurs présidents respectifs : Thierry Kovacs, président de Vienne Condrieu agglomération et Christophe Guilloteau, président du Département du Rhône. Leurs deux directions y travaillent en fait déjà depuis des mois. Dans la foulée de leurs discours lundi, les agents d'Advivo ont planché sur le sujet durant leur séminaire annuel.

Même si la commission paritaire a réduit la semaine passée le seuil minimum de 15 000 à 12 000 logements pour prolonger une existence possible une fois la loi Elan adoptée, pas de quoi enterrer une fusion jugée vitale à la survie, même de l'autre côté du Rhône. Pour Advivo, l'obligation sera de toute façon légale. Mais afin de « maintenir au mieux sa proximité, ses choix, son modèle », le bailleur estime plus pertinent d'aller voir à l'ouest plutôt qu'en Isère.

Objectifs ? Une fusion effective au 1er janvier 2020 avec d'ici là, des effectifs et une offre fédérés, un nom commun, des représentations au sein des collectivités de rattachement selon le patrimoine et les finances de chacun et enfin l'ensemble des salariés conservés à coût constant. « La réussite de l'opération dépend aussi de votre adhésion », disait T. Kovacs à ses agents. Ch. Guilloteau se voulait rassurant : « on ne dévore pas : c'est un mariage pour que vous et nous continuons à exister et maintenir un modèle tirant le logement social vers le haut. »

Avant sa prise de parole, T. Kovacs a de nouveau dénoncé « une entreprise de démolition » en règles par le gouvernement du logement social en France : forte baisse de son intervention, répercussions indirectes des baisses de dotations aux collectivités, baisse de l'APL assumée par les bailleurs, ponction sur leur marge consacré à l'investissement. De quoi lui faire renoncer à 9 projets, annonçait-il en mars…

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