AccueilEconomieL'institut Mérieux veut investir 100 millions d'euros dans une usine de production à Valence

L'institut Mérieux veut investir 100 millions d'euros dans une usine de production à Valence

Resté inoccupé, le pôle dédié à la recherche en écotoxicologie sera entièrement réaménagé à Valence. L'institut Mérieux veut y investir 100 millions d'euros afin de construire une usine de production pour son sous-traitant pharmaceutique ABL.
L'institut Mérieux veut investir 100 millions d'euros dans une usine de production à Valence
© DR - L'Institut Mérieux pourrait investir 100 millions d'euros à Valence.

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L'Institut Mérieux pourrait investir 100 millions d'euros à Valence en aménageant une usine de production pour son sous-traitant pharmaceutique ABL. Créé en 1966 à Rockville, aux États-Unis, le sous-traitant pharmaceutique ABL est passé sous le contrôle de l'Institut Mérieux il y a 20 ans. Désormais filiale à 100 % du Français, il pourrait prendre pied dans la Drôme dans le courant du printemps.

À la recherche d'un nouveau site industriel pour développer ses activités de bio-production, l'entreprise (88 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2020 et 260 collaborateurs, dont plus de la moitié en France) s'est positionnée pour reprendre le pôle Ecotox construit entre 2014 et 2016 dans le cadre d'un Plan d'Investissement d'Avenir.

Inauguré en 2017 mais resté désespérément vide, alors que 50 M€ d'argent public ont été investis pour le faire sortir de terre, le pôle dédié à la recherche en écotoxicologie sera entièrement réaménagé.

"Les capacités de bio-production françaises et européennes sont insuffisantes"

L'Institut Mérieux serait prêt à investir plus de 100 M€ dans cette opération pour le compte de sa filiale : 20 M€ pour le rachat du site, qui totalise 14 000 m2 couverts, et entre 80 et 90 M€ pour assurer sa mise aux normes pour des activités de bio-production. La région Auvergne-Rhône-Alpes, l'État et l'Europe devraient accompagner l'opération.

"Les modalités d'investissements restent à préciser", indique Anne de Chiffreville, directrice communication de l'Institut Mérieux. Déjà implanté à Strasbourg, depuis 2015, et à Lyon, depuis 2018, ABL était à la recherche d'un nouveau site industriel pour développer ses activités.

Spécialisée dans la prestation de services pour le compte des biopharma et des biotechs, l'entreprise devra, en effet, faire face à la saturation de ses capacités de production d'ici fin 2022. "Il apparaît clairement aujourd'hui que les capacités de bio-production françaises et européennes sont insuffisantes. La crise covid vient simplement confirmer une réalité que nous avions déjà identifiée", souligne Anne de Chiffreville.

Le site opérationnel fin 2022

Une fois redimensionné et repositionné sur la bio-production, avec notamment l'aménagement de salles blanches et l'installation d'équipements dédiés, le site valentinois permettrait à ABL de doper sa production de vecteurs viraux destinés à l'immunothérapie. "Pour le moment, notre activité de bio-production s'adresse exclusivement à des low clinics. Elle se limite à de petites quantités, mais nous avons l'ambition de passer à l'échelle industrielle", assure la directrice de la communication de l'Institut Mérieux.

Le site, qui devrait être opérationnel fin 2022, emploierait une centaine de personnes. Alain Mérieux et Hedi Ben Brahim, président d'ABL, indiquent cependant qu'ils préciseront leur plan stratégique seulement une fois que projet d'acquisition sera validé et finalisé.

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