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L'indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin Lyon

L'indice regagne 1,85 % en avril, ramenant ainsi à - O,5% son recul au premier quadrimestre…

EconomieFinances Publié le ,

Jusqu’ici sur les principaux marchés boursiers, au moins européens, l’année 2016 avait évolué dans le rouge. En avril, la tendance fut meilleure, avec une volatilité moindre : l’indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin Lyon 3 a regagné 1,98 % au cours de la première quinzaine du mois d’avril, puis il se replie très modestement de 0,13 % durant la deuxième quinzaine. Sur l’ensemble du mois sa progression a ainsi atteint 1,85 %, seulement 26 des 80 actions entrant dans la composition de l’indice ayant baissé.

Sur les quatre premiers mois de l’année, la baisse de l’indice régional IAE - Université Lyon 3 est de 0,5 %. Dans la même période le CAC 40 perd 4,49 %, l’indice Mid & Small 2,04 %, quand le FTSE Mib recule encore de 13,2 %, le SMI suisse de 9,7 % ou le FTSE londonien reste stable (- 0,01 %) ! L’Indice financier européen IFE15, en légère progression, demeure 6,7 % en dessous de ses niveaux de fin 2015.

Dans les faits, les bourses européennes avaient retrouvé le chemin de la hausse dès lami-février, et certaines venaient de retrouver leurs plus hauts niveaux de l’année il y a quelques jours. Tout cela résulte des évolutions du prix du baril, sous les 30 dollars en janvier. Mais suite à la réunion de Doha du 17 avril, et malgré l’échec des discussions, une grève au Koweït - aujourd’hui terminée - a provoqué une baisse de la production de pétrole de l’ordre de 1,5 million de barils par jour, ce qui, en équilibrant à peu près l’offre et la demande, a conduit depuis à une hausse de l’or noir au-dessus de la barre des 45 dollars le baril, chiffres qu’on n’avait plus observés depuis six mois, que ce soit sur le Brent (brut de la mer du Nord) ou le WTI (brut léger américain).

Les experts s’interrogent sur le maintien pour l’instant de la remontée des cours du pétrole, et pour combien de temps ? Il pourrait s’agir de la conséquence de stockages opérés…

Le point économique et financier

La croissance économique française est en amélioration, profitant d’un surcroit de consommation après les attentats et les aléas climatiques, tout autant que des investissements des entreprises : au premier trimestre 2016, elle a atteint 0,5 %, davantage qu’attendu. Cette reprise se produit après quatre années catastrophiques pendant lesquelles la croissance annuelle moyenne fut de 0,5 %, soit moins du tiers de la croissance indispensable pour réduire véritablement le chômage.

Notre niveau de dépense publique atteint 57 % du PIB, soit 9 points de PIB de plus que la moyenne des autres pays de la zone euro, ce qui pourtant ne nous assure pas des performances adaptées.

Si le dernier comité de politique monétaire de la Réserve Fédérale américaine n’a rien décidé, la Fed n’a pas écarté une hausse des taux en juin, sa décision résultant alors de la prise en considération des statistiques économiques. Plus encore, conduite à patienter, la Fed, pragmatique, pourrait remettre à septembre le prochain relèvement de ses taux directeurs. Début mai, l’euro a flirté avec les 1,16 dollar.

En France, en mars, le taux du chômage a été en fort recul, avec 60 000 demandeurs d’emploi sans activité en moins en catégorie A (chômeurs n’ayant pas travaillé), mais dans le même temps le nombre de demandeurs d’emploi occupant une activité réduite a augmenté. On n’avait plus connu une telle « performance » depuis plus de quinze ans. Toutefois la nouvelle présentation des chiffres instaurée par le ministère du Travail depuis trois mois incite à une analyse prudente…

Ce recul s’est produit alors même que l’Insee révélait que la part de l’industrie manufacturière dans la valeur ajoutée totale dégagée par l’économie française est passée de 22,3 % en 1970 à 11,2 % en 2014, la baisse ayant été particulièrement marquée entre 2000 et 2007 : en d’autres termes, dans l’économie, le poids de l’industrie a été divisé par deux depuis 1970. L’incidence sur l’emploi a même été plus prononcée : si l’industrie en France représentait 23 % des emplois en 1970, en 2014 le pourcentage a été ramené à 10 %. Ajoutons que si la France appartient à la liste des pays les plus désindustrialisés d’Europe, le recul est général à l’exception de l’Allemagne, où la part de l’industrie est stabilisée depuis vingt ans, aux environs de 22 % de la valeur ajoutée totale.

Les questions posées

Notre environnement présent ne cesse d’évoluer. Ainsi la date du référendum sur l’Union Européenne Outre-Manche se rapprochant (prévu pour le 23 juin), le ministère des Finances britannique a publié un document de quelque 200 pages faisant l’inventaire des conséquences à long terme sur le Royaume-Uni, en cas d’un Brexit, acronyme comme chacun sait relatif à une éventuelle sortie des Britanniques de l’Union Européenne.

Cet exit de l’Union Européenne, dans tous les cas de figure, conduirait selon ce rapport à « un appauvrissement permanent », tout autant en termes de recettes fiscales qu’en diminution du produit intérieur brut en pourcentage. Selon le Trésor britannique, le coût en termes de PIB sur quinze ans se situerait entre 3,4 % et 9,5 % de PIB. Qui plus est dans le cas d’un scénario intermédiaire, chaque ménage britannique serait appauvri de 3 200 £ (un peu plus de 4 000 €) par an.

Selon le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria « quitter l’Europe serait synonyme d’un impôt Brexit sur les générations à venir »…

Bref dans la période actuelle, et compte tenu du contexte géopolitique, une certaine prudence reste préconisée.

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