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L'incroyable histoire du Facteur cheval / Jacques Gamblin : "Le rôle de ma vie"

le - - Cinéma

L'incroyable histoire du Facteur cheval / Jacques Gamblin : "Le rôle de ma vie"

Jacques Gamblin, Laeticia Casta, le réalisateur Niels Tavernier, et une grande partie de l'équipe du film avaient fait le déplacement, lors de l'avant-première du film L'Incroyable histoire du facteur Cheval" (sortie en salles 16 janvier).

Jacques Gamblin, Laeticia Casta, le réalisateur Niels Tavernier, et une grande partie de l'équipe du film avaient fait le déplacement, lors de l'avant-première du film L'Incroyable histoire du facteur Cheval .

On sait peu de choses sur le facteur Ferdinand Cheval. Il n'a pas écrit sa biographie, tout juste un cahier sur lequel il consignait des données techniques, un journal de chantier, avec la nature et la quantité des matériaux, les différentes phases de travail etc. C'est donc à partir de quelques éléments biographiques connus que Nils Tavernier, le metteur en scène, Fanny Desmarès et Laurent Bertoni, ont co-écrit le scénario.

Fin XIXème, Ferdinand Cheval, est un simple facteur qui parcourt chaque jour la Drôme, de village en village. Solitaire, il est bouleversé quand il rencontre la femme de sa vie, Philomène. De leur union naît Alice. Pour cette enfant qu'il aime plus que tout, Cheval se jette alors dans un pari fou : lui construire de ses propres mains, un incroyable palais. Jamais épargné par les épreuves de la vie, cet homme ordinaire n'abandonnera pas et consacrera 33 ans à bâtir une œuvre extraordinaire : « Le Palais idéal ».

La vraie trouvaille du film, c'est d'avoir confié le rôle à Jacques Gamblin, qui n'hésite pas à dire, que le Facteur Cheval est « le rôle de sa vie ». C'est peu dire que le personnage de Jacques Gamblin, est taiseux et obstiné, Jacques Gamblin le joue tout en délicatesse, n'en fait jamais trop, même dans les scènes les plus dures, un peu tire-larmes. Ce n'est pas tous les jours fête dans L'Incroyable histoire du facteur Cheval, mais Niels Tavernier se permet toutefois via son comédien Gamblin, une référence explicite au chef d'oeuvre de Tati, lorsque Cheval chasse les mouches en marchant sur son chemin. montrait un facteur plus cocasse.

Il faut avouer que l'on meurre beaucoup dans le film, tout comme on meurre beaucoup dans la France encore peu médicalisée du dernier quart du XIX è siècle en France. Laeticia Casta sert le rôle de l'épouse Philomène,avec simplicité et profondeur, sans rien perdre de sa sensualité.

Il ne faut pas oublier l'excellent Bernard Lecoq, qui retrouve son costume d'époque de Théo Van Gogh dans le film de Maurice Pialat. Cette fois, il est en chef de bureau de poste, ami et soutien du facteur. "Pour avoir fait ce qu'il a fait, pendant 33 ans de sa vie, commentait en substance le réalisateur Niels Tavernier, Ferdinand Cheval était monomaniaque comme l'on dirait aujourd'hui, ou en tous cas un être "différent".

Est-ce qu'il faut ajouter aux confins du handicap psychique ? Comme il est dit d'autres artistes de l'art brut et de l'art naïf,comme l'auteur du Manège de Petit Pierre, Pierre Avezard, à la Fabuloserie dans l'Yonne . On n'en saura pas plus sur la personnalité réelle que fut le facteur, mais le film en apporte une version tout à fait intéressante, inédite et servie avec génie par Jacques Gamblin. Le film a nécessité 90 plan truqués, pour ne pas tourner toutes les scènes sur les lieux mêmes du monument actuel classé monument historique par André Malraux en 1969 au titre de l'art naïf. "J'ai eu du mal à quitter le rôle, confie Jacques Gamblin, j'ai commencé par raser la moustache, ce fut comme un rituel, un passage obligé ...Puis je me suis vu écrire une lettre au facteur Cheval ", comme pour lui dire au revoir.

Avec Jacques Gamblin (Ferdinand Cheval), Laetitia Casta (Philomène), Louka Petit-Taborelli (Cyrille), Natacha Lindinger (Garance), Bernard Le Coq (Auguste), Florence Thomassin (Félicienne). Prix d'interprétation masculine pour Jacques Gamblin au Festival du Film de Sarlat 2018.

Plus de vidéos de l'avant-première ici http://ow.ly/3W1V30mRsZB

La bande annonce ci-dessous

Le réalisateur Niels Tavernier

"Nous avons fait de nombreuses recherches pour imaginer au mieux le profil psychologique de nos personnages, notamment celui de Joseph Ferdinand Cheval qui évolue tout au long du film. Cet homme peu bavard, d'apparence plus à l'aise dans la nature, au milieu des oiseaux, qu'avec les humains, finit par trouver un fabuleux mode d'expression à travers la construction de son Palais. En ce qui concerne sa seconde femme, Philomène, la mère de sa fille tant aimée, nous n'avions que peu d'éléments. Nous savions juste qu'elle avait vécu jusqu'au bout de sa vie avec lui, pendant trente-six ans. J'ai voulu mettre en avant cette femme qui aime et soutient pleinement son mari ; et si elle râle parfois et lui reprochant son entêtement, jamais les colères et emportements ne prennent le dessus. Pour avoir beaucoup travaillé sur le handicap et la différence, j'ai connu des femmes comme elle, entièrement « dévolues » à leurs hommes (selon l'expression de Françoise Dolto). Il ne s'agit pas d'un amour inconditionnel comme on peut en porter à un enfant, mais d'un amour solide, résistant à tout, aux deuils comme à la dureté de la vie."




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