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Musée des confluences / L'histoire de l'humanité réécrite à Lyon

Publié le - - Exposition

Musée des confluences / L'histoire de l'humanité réécrite à Lyon
DR - Tortue asiatique géante - Indonésie, XIX°s

L'homme a toujours été à la recherche de ses origines, quelle qu'en soit l'époque ! L'exposition actuelle du musée des Confluences : « Traces du vivant » invite les visiteurs à découvrir des restes de vie datant de milliers d'années jusqu'à nos jours. Les vestiges parvenus jusqu'à nous après la mort sont les ossements, les dents et les cornes d'animaux, les « intermédiaires entre notre monde et l'au-delà ». Ils permettent de réécrire l'histoire des êtres vivants donc de l'humanité.

L'exposition réunit plus de 200 pièces remarquablement mises en scène dans de grandes vitrines. Partagée en 4 sections, elle explore l'héritage de ces traces qui nous « racontent la vie tout en évoquant la fin ».

La visite commence avec l'étude de la structure interne de l'individu : les squelettes de vertébrés dont les formes ont évolué selon le milieu dans lequel ils ont vécu : Aquatique, amphibie, terrestre et aérien. Citons la « Momie d'ibis » Egypte, 400 ans av.JC – le « Fossile de ptérosaure, Bavière » 157 à 152 millions d'années av.JC - le « Requin à grands ailerons » XXI°s, ou le « Gorille mâle » Afrique XX°s.

Puis une vidéo bien documentée explique au public la composition de l'os et comment cette matière première osseuse était utilisée pour fabriquer des outils, des armes, mais aussi des objets artistiques, des jeux et des instruments de musique : « Pointe de harpon à barbelure simple », Argentine, Chili, Terre de feu fin XXI°s. – « Hochet à percuteurs externes » Nigéria fin XIX°s.

Un peu plus loin dans une vitrine sont présentés les objets de croyance porteurs connaissance et de symboles : ceux qui possèdent des vertus médicinales (Asie), les reliques de saints, pour les catholiques, les amulettes de protection en os chez les Batak d'Indonésie, les poupées de fertilité d'Afrique ou les signes de richesse et de pouvoir, d'Océanie. Citons la « Poupée, Ikoku du Kenya XX°s – les « Mortiers de guérisseurs » chez les Massaï XX°s ou le « Reliquaire portatif et figure votive » Tsha-tsha, Asie, ainsi que des parures d'Océanie.

La dernière partie du parcours explore le squelette en tant qu'image de la mort. Elle est illustrée par des œuvres anciennes et contemporaines qui insistent sur notre condition de mortels en montrant le côté éphémère de la vie.

L'homme laisse toujours derrière lui des traces, des vestiges qui permettent, au fur et à mesure des nouvelles découvertes, d'analyser et de compléter l'histoire des êtres vivants.

Une exposition très intéressante pour les adultes comme pour les enfants, présentée dans une ambiance sonore qui égaille les salles sombres peuplées de squelettes !

Jusqu'au 6 décembre 2020-Musée des confluences

Cigogne blanche - Eurasie, XX°s

Cigogne blanche – Eurasie, XX°s




Brigitte ROUSSEY
Journaliste

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