AccueilSociétéL’hôpital de Beaujeu rouvre son Hôtel Dieu

L’hôpital de Beaujeu rouvre son Hôtel Dieu

Le centre hospitalier de Beaujeu, spécialisé dans la gériatrie, s’apprête à déplacer les lits de certains de ses patients dans un bâtiment du XVIIIème siècle.

ActualitéSociété Publié le ,


L’établissement, situé au centre de la commune, dispose en effet de bâtiments récents ainsi que d’un hôtel Dieu du XVIIIème remanié au XIXème siècle. « Trop vétuste, l’hôtel Dieu n’était plus utilisé depuis une dizaine d’années » explique Bernadette Lafond, directrice de l’hôpital. Ce bâtiment n’est ni inscrit ni classé mais il se situe à proximité de l’église Saint Nicolas de Beaujeu (construite au XIIème siècle et classée en 1909). Il est par ailleurs affublé d’une apothicairerie en partie classée et d’une chapelle inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le projet de réhabilitation de l’Hôtel-dieu a véritablement débuté en 2004, non sans crainte en raison des grands volumes à traiter. Il a été bloqué pendant près de deux ans pen-dant lesquels de nombreuses négociations avec les Bâtiments de France ont été engagées. Lourd financièrement, le dossier a nécessité par ailleurs un montage complexe alliant subventions (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, Etat, Conseil général) et vente de biens du domaine privé. En amont, l’établissement avait pu constituer des fonds propres et a pu bénéficier de taux d’emprunts intéressants. Au final, il a fallu réaménager le bâtiment, réhabilité sa toiture, ses façades et le dôme de la chapelle. Coût de l’opération : 7 M€ dont 1 M€ à la charge de l’hôpital. L’hôtel Dieu accueillera ainsi dès le mois d’octobre, une trentaine de lits d’une unité Alzheimer. Il ne s’agit pas d’une extension de l’hôpital mais bien d’un déplacement de lits qui seront toujours, au total, au nombre de 212.
En 2012, débutera la construction d’une autre maison de retraite dans le centre de Beaujeu (6 M€).Quant au bâtiment historique de l’hôpital, il nécessiterait encore bien d’autres interventions car la chapelle (boiseries, décors en stuc, vitraux et peintures) et l’apothicairerie (boiseries essentiellement) sont dans un état critique. Avant que les dommages ne soient trop importants et de ce fait irrémédiables, des travaux de restauration sont à envisager très sérieusement. Le montant est évalué à 350 000 €. En l’absence de ressources complémentaires, ces travaux ne pourront avoir lieu. L’hôpital a donc lancé une souscription avec la Fondation du patrimoine. L’intervention de la Fondation permet au donnateur de déduire de ses revenus fiscaux, 66 % de la valeur de son don.
Avis aux amoureux du patrimoine.

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