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L’évènementiel sportif repart… inquiet

Extra Sports, organisateur notamment du Lyon Urban Trail (27 mars prochain), se prépare à la reprise, après deux années qui ont bouleversé son business et requestionné l’expérience des consommateurs de loisirs outdoor.
L’évènementiel sportif repart… inquiet
© PxHere - Des inscriptions de plus en plus tardives face aux risques d'annulation engendrés par la crise Covid

EconomieServices Publié le ,

Si l’heure de la reprise sembler tinter pour le secteur de l’évènementiel, les acteurs du secteur n’en restent pas moins prudents sur les nouvelles pratiques d'une filière fortement impactée par la crise sanitaire et qui risque de modifier la préparation et la consommation des évènements.

"En 2020, 95 % de nos courses ont été annulées, et nous n’avons seulement pu sauver que le Trail des forts de Besançon et le Triathlon du Mont Ventoux. 2021 a été un peu plus dynamique mais nous avons dû gérer le report de nos évènements concentrés sur les trois derniers mois de l’année. La période Covid a beaucoup fatigué les équipes et a complexifié notre métier, d’autant plus que nous sommes à la croisée des chemins entre le loisir marchand et l’évènementiel" décrit Romain Houzé, directeur-adjoint de l’entreprise lyonnaise Extra Sports (1,2 M€ de CA, 12 collaborateurs, organisateur de 11 d’évènements sportifs par an).

Romain Houzé pointe par-là, l’organisation devenue plus contraignante de l’évènementiel lié au sport outdoor : "Notre business model va devenir plus saisonnier au gré de possibles pics d’épidémie, rythmé par des restrictions temporaires. Depuis le H5N1, les couches sécuritaires n’ont cessé de se multiplier pour parvenir aujourd’hui à un mille-feuilles de contraintes. C’est devenu aujourd’hui très compliqué d’organiser une manifestation".

Dans le même temps les prix des prestataires d’Extra Sports ont grimpé de 5 à 6 %. "Difficile de répercuter cette hausse des prix sur le consommateur final" complète Romain Houzé qui précise que ces derniers s’inscrivent aux courses de plus en plus tard. "Il y a un certain attentisme de leur part car ils veulent s’assurer que l’évènement aura bien lieu. Ça rend donc compliqué l’organisation. Pour l’édition 2022 du LUT, nous attendons par exemple 4 500 participants contre 7 000 si l’on prend la jauge de 2019".

Extra Sports est par ailleurs partie prenante du Ceso, un collectif qui rassemble les structures évènementielles du sport outdoor, et soutenu par plusieurs fédérations sportives (Athlétisme, cyclisme, triathlon). Objectif : former les pouvoirs publics sur la réalité économique et sanitaire de ce secteur d’activité et les alerter sur les graves difficultés qu’il traverse depuis plus d’un an. "Le sport en France, c’est également 14 000 événements outdoor organisés annuellement, réunissant de 100 à 50 000 participants. Cinq millions de coureurs, trailers, cyclistes, vététistes, triathlètes, fondeurs..." explique le Ceso dans un communiqué.

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