Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

L'entreprise plus agile et plus humaine

le - - Dossiers

L'entreprise plus agile et plus humaine

Plus de 3 000 dirigeants avaient rendez-vous du 16 au 18 janvier dernier au centre de congrès de Lyon pour la 4e édition d'Entreprise du Futur. Clara Gaymard, marraine de l'événement, portait un message dans l'air du temps. Avec son Mouvement pour une Economie Bienveillante, elle entend réconcilier le profit et la générosité et inciter les entreprises de toutes tailles à trouver leur raison d'être. En introduction de la journée, Alban Guyot, directeur général d'Entreprise du Futur, et l'intelligence artificielle SARA (Sensibiliser Animer Rencontrer Accélérer) annonçaient le lancement d'une plateforme phygitale. Pour permettre aux dirigeants de se connaître et d'échanger tout au long de l'année, cet outil fait le lien grâce au numérique mais aussi en organisant des workshops ou des conférences dans des lieux physiques à Paris, Lyon et Mulhouse. Car à l'heure du digital, ce besoin de partager pour se développer, pour innover, pour se tourner vers l'international, pour embarquer ses équipes et ses clients… n'a jamais été aussi prégnant. Et le numérique ne fait qu'accompagner ce mouvement d'une entreprise plus communicante, plus agile et plus humaine.

L'HUMAIN AU COEUR DE L'ENTREPRISE DE DEMAIN

Les intervenants d'Entreprise du Futur dressent tous le même constat. Les relations humaines et le management des collaborateurs constituent un enjeu majeur.

Si le digital a bouleversé les schémas économiques et transformé les modes d'organisation, l'humain reste bien au centre du modèle. Dans ce contexte, le management du futur, qui est déjà le management du présent pour certaines entreprises, doit s'adapter. Les outils technologiques et les aspirations des collaborateurs ont rebattu les cartes.

Alain Roumilhac, Pdg de Manpower Group France, Frédéric Van Heems, directeur général de Veolia Eau France, et Pierre Clément, directeur Entreprises France Orange, adoptent une même vision du management, basée sur le besoin de donner du sens et de responsabiliser les collaborateurs. « Notre rôle est de véhiculer l'esprit d'entreprendre, de poser un cadre général et de définir une stratégie. Ensuite, c'est au plus près du terrain, selon les particularités propres à chacune de nos agences, que les décisions doivent se prendre. Cela inclut de donner le droit à l'erreur », affirme Alain Roumilhac. Une analyse partagée par Frédéric Van Heems qui souligne l'importance du principe de subsidiarité. « Stop au « Command & Control », il faut changer de posture. Nous avons d'ailleurs rédigé un guide des petits pas de la pyramide inversée ou guide de l'entreprise joyeuse car je crois que la joie vient de l'action », complète-t-il. Chez Orange, il a fallu casser les silos et travailler l'esprit de transversalité. « Il vaut mieux avoir 10 000 collaborateurs qui poussent que 500 managers qui tirent », estime Pierre Clément qui ajoute que les mentalités doivent changer vis-à-vis de l'échec : « En France, on est banni en cas d'échec alors que l'échec ce n'est pas grave car on apprend pour faire mieux ». Les trois dirigeants se rejoignent sur les notions clés du management et citent la confiance, la transparence, l'écoute, l'exemplarité, l'enthousiasme, la proximité, la bienveillance.

Pour Clara Gaymard, marraine de l'événement, l'entreprise est au coeur de la transformation de la société. Initiatrice avec Gonzague de Blignières du Mouvement pour une Economie Bienveillante, qui compte déjà 4 000 signataires, elle veut réconcilier profit et générosité. Alors que 47 Md€ de dividendes ont été distribués l'an dernier par les entreprises du CAC 40 ou encore que 82 % de la richesse mondiale bénéficie à 1 % de la population, le Mouvement pour une Economie Bienveillante assoit l'entreprise comme un acteur du bien commun. « L'Etat redistribue la richesse, mais ce n'est pas suffisant pour rééquilibrer les inégalités », constate Clara Gaymard qui invite les entreprises à s'impliquer. Les signataires de la charte du MEL s'engagent ainsi sur trois principes : donner du temps ou des fonds à une action philanthropique, placer cette action comme la raison d'être de l'entreprise et associer les salariés aux projets soutenus. Raise, la société d'investissement co-créée par Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, montre la voie en versant 50 % de son bénéfice à une fondation pour l'entrepreneuriat baptisée RaiseSherpas. « Pour les recrutements, nous demandons aux candidats d'écrire une lettre d'amour à Raise plutôt qu'une lettre de motivation. Ils sont ainsi libres de s'exprimer et nous embauchons des personnes qui partagent le "purpose" de l'entreprise », fait savoir Clara Gaymard.

BRUCE DICKINSON EN INVITÉ D'HONNEUR

Bien que Britannique, le leader du groupe de heavy metal Iron Maiden a livré un vrai show à l'américaine. Partageant son expérience de chanteur mais aussi de pilote d'avion et son parcours de vie, Bruce Dickinson a proposé sa vision de l'entreprise et de l'entrepreneuriat. Celui qui est aussi dirigeant de Cardiff Aviation a incité à créer du lien et des interactions, à penser comme un enfant pour rester créatif, à transformer ses clients en fans pour qu'ils n'aillent pas voir ailleurs, ou à trouver la force de continuer d'avancer malgré les obstacles ou les échecs. Pour étayer son propos sur le processus créatif, il a pris en exemple le titre Yesterday des Beatles dont Paul McCartney a « rêvé » la mélodie. La chanson s'est d'abord appelée Scrambled Eggs et les paroles originales étaient bien loin du texte que l'on connaît aujourd'hui. Preuve que la bonne idée peut jaillir à tout moment.

LES TECHNOLOGIES RÉINVENTENT LES USAGES ET L'EXPÉRIENCE CLIENT

Que ce soit pour simplifier le quotidien ou pour intensifier les émotions, l'innovation offre de nouvelles possibilités et opportunités.

La mobilité fait partie de ces secteurs où la technologie apporte de vraies alternatives et peut changer les habitudes. « Pour réduire l'autosolisme, il faut proposer des solutions concrètes. C'est ce que nous faisons avec la navette autonome électrique Mia », affirme Aurélien Berthelet, directeur général du groupe Berthelet. L'entreprise va opérer un service entre le terminus de la ligne de tramway T3 à Meyzieu et la ZAC des Gaulnes à Jonage. Aujourd'hui, seulement 14 % des salariés de la Zac utilisent les transports en commun. La faute à ce premier ou dernier kilomètre pour lequel aucune solution n'était offerte. « Sur un trajet de 1,2 km, la navette autonome va desservir 4 entreprises qui emploient quelque 1 500 personnes », se réjouit le directeur général.

Le groupe Berthelet assure également depuis près d'un an un service de navettes entre les terminaux et les parkings de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry. A bord des 7 véhicules qui roulent au BioGNV, tout est fait pour le confort des voyageurs puisque des écrans délivrent toutes les informations diffusées dans l'aéroport. La plateforme aéroportuaire lyonnaise mise sur le digital pour améliorer la qualité d'accueil et de services à ses clients. « Nous avons mis en place un chatbot qui est capable de répondre à 70 % des questions qui sont posées par les passagers.

Dans un tout autre domaine, les sas biométriques accélèrent le flux des passagers », illustre Tanguy Bertolus, président du directoire d'Aéroports de Lyon, qui annonce une première mondiale : le test d'un service de robot voiturier. Développée par la start-up Stanley Robotics, cette innovation permet aux passagers de ne pas perdre de temps à chercher une place. La voiture est laissée juste après la barrière de parking et le robot voiturier se charge de la garer avant de la ramener au même endroit quelques jours plus tard si le client communique les informations de son vol retour.
Dans le retail, la technologie offre aux marques les moyens de se différencier de la concurrence et de susciter l'effet waouh chez les consommateurs. L'agence villeurbannaise Dooh It propose une technologie holographique pour afficher un contenu vidéo en 3D. Une hélice avec Led, qui peut être intégrée dans un panneau totem, projette une image au rendu assez spectaculaire. « Le shopper est avant tout un zappeur. Il faut lui faire vivre des moments mémorables et lui procurer des émotions pendant sa visite pour le conquérir », analyse Alexandre Rakoto, co-fondateur de l'entreprise qui vise les magasins et l'événementiel.

HYPERLOOP REPENSE LE VOYAGE

Dirk Ahlborn, co-fondateur et président d'Hyperloop Transportation Technologies, ne veut pas seulement voyager plus vite, il veut surtout développer un nouveau modèle économique autour du transport. Plutôt que de faire payer le trajet, Dirk Ahlborn imagine un autre schéma. « Le ticket de transport serait gratuit. C'est un ensemble de services qui génèreraient des revenus », expose-t-il, estimant que la procédure du voyage est le plus souvent ennuyeuse et désireux d'offrir une expérience plus réjouissante aux passagers. Le dirigeant ne croit pas au modèle économique actuel du transport de masse dont la rentabilité n'est pas au rendez-vous et qui ne tient que grâce aux subventions.
Pour le projet d'Hyperloop, des capsules à sustentation électromagnétique glissant à grande vitesse dans un tube à basse pression, la société californienne a ouvert un site aéronautique à Toulouse et mène des expérimentions sur l'aéroport de Francazal. « Il y a de vrais talents sur place », souligne Dirk Ahlborn qui précise que des accords commerciaux ont été signés avec la Chine et Abu Dhabi. « Nous n'avons pas réfléchi à partir de l'existant, mais nous sommes partis d'une feuille blanche pour développer ce projet afin de nous affranchir des réglementations en vigueur », explique l'entrepreneur. Serait-ce là la clé du succès ?

Repolitiser la technologie

Frère Eric Salobir invite à réfléchir au projet de société à bâtir avec les technologies et à considérer ces technologies comme une icône plutôt qu'un totem.

« Les technologies nous font passer du statut de créature à celui de créateur. C'est un peu comme si nous avions remplacé les 10 commandements par les 3 lois de la robotique », affirme Frère Eric Salobir. Loin de rejeter l'intelligence artificielle ou les assistants virtuels, le prêtre met toutefois en garde contre certains risques ou dérives. « Nous sommes de plus en plus en mesure de réparer les corps et de prendre le pouvoir sur notre évolution, mais toute vie doit finir », déclare-t-il avant de poursuivre sur « le hasard qui fait le génie de l'humain ». Egalement président d'Optic, un réseau international d'étude et d'innovation dédié aux enjeux éthiques des technologies de rupture, il souligne que « couper les branches qui ne mènent pas à la perfection, c'est avoir le mépris de la diversité ». En guise de garde-fous, Frère Eric Salobir estime nécessaire de « repolitiser la technologie » afin de créer un projet de société en phase avec nos valeurs, notre vision du monde et notre survie. « Voyons les technologies comme une icône et donc une porte ouverte vers notre destinée collective ».

PAS D'ENTREPRISE DU FUTUR SANS INNOVATION

Pour Philippe Portenseigne, directeur conseil du management de l'innovation au sein du Groupe Zebra, l'entreprise du futur est certes indissociable de l'innovation, mais elle doit avant tout donner du sens à tous les projets qu'elle dessine.

Cela fait désormais 30 ans, que le Groupe Zebra s'est fixé pour objectif d'éclairer le chemin de ses clients, en leur ouvrant les portes d'une innovation basée sur l'humain. « Notre action repose sur trois ambitions : créer de nouvelles offres et de nouveaux produits pour nos clients ; matérialiser ces innovations avec nos équipes de design, de maquettage et de prototypage, puis aller les tester sur le terrain ; manager l'innovation, c'est-à-dire donner à nos clients la possibilité de créer les conditions de l'innovation dans leur entreprise en implémentant les bonnes pratiques », détaille Philippe Portenseigne, directeur conseil du management de l'innovation.
Pour ce dernier, l'entreprise du futur est celle qui aborde tous les sujets. « Et pas seulement la notion de produits ou de services de demain, car elle permet à la fois de revoir les produits et les services, mais aussi de revoir la manière dont les entreprises fonctionnent en interne », affirme-t-il. Intimement convaincues que l'humain est au centre de tout, les équipes du Groupe Zebra s'efforcent sans cesse de réunir l'homme et les méthodologies.
Une ligne de conduite d'autant plus affirmée, que la société se pose aujourd'hui des questions qui auraient paru inconcevables il y a quelques années. « Il y a des tendances de fond très lourdes qui se dessinent depuis peu ; une partie de la population ne croit plus à l'innovation technologique. Beaucoup de penseurs et de philosophes estiment d'ailleurs que l'innovation est un peu dévoyée, qu'elle est trop tournée vers l'argent et vers la performance, alors qu'il faudrait revenir à une notion de progrès », poursuit Philippe Portenseigne.
Il y a donc un réel enjeu pour les entreprises de rendre l'innovation un peu plus crédible, plus orientée vers l'humain et le développement durable. « La transformation du monde n'est peut-être plus un objectif en soi, constate-t-il. Il y a aujourd'hui une remise en question du modèle consumériste et l'innovation doit trouver sa place dans ces évolutions sociétales importantes. Elle peut générer de la croissance si elle est à la jonction du progrès économique mais aussi sociétal. Elle peut ainsi contribuer à ce que le monde soit un peu plus doux demain. »
Car au bout du compte, l'innovation n'a d'intérêt que si l'idée développée rencontre le marché qu'elle adresse et si elle apporte des progrès aux utilisateur. « C'est une question d'appréhension du monde, tranche enfin Philippe Portenseigne. L'innovation doit avoir une issue et une raison d'être. Cela a d'ailleurs été jusqu'à maintenant le grand défaut de la France et des sociétés européennes ; elles ont une recherche de très haute qualité, sans doute la meilleure du monde, mais c'est aux États-Unis que l'on trouve la traduction de tout cela en succès économique. Résultat : les entreprises du Top 100 planétaire sont à plus de 50 % américaine et les marques qui ont bouleversé notre quotidien ne sont pas européennes mais américaine, voire asiatiques désormais. »

Les objets connectés investissent le monde de la sécurité

Fondé par Simon Hoayek il y a tout juste 20 ans, Byblos Group n'a cessé d'innover, pour s'adapter à une criminalité toujours en quête de nouveaux outils et de nouvelles pratiques.

« Le digital, le phygital, le machine learning, les big data, les objets connectés… Ces termes désormais indissociables de l'évolution des entreprises ont également toute leur place dans l'univers de la sécurité », affirme Simon Hoayek, président fondateur de Byblos Group. Signe des temps, l'entreprise basée à Lissieu a porté sur les fonts baptismaux une filiale baptisée Roboost, dont la vocation est de doper l'innovation du groupe, afin de répondre toujours mieux aux défis qui sont lancés par le monde de la criminalité.
C'est ainsi que les enjeux relevés par Byblos Group ont favorisé la conception par Roboost d'un bracelet électronique destiné à l'information des agents de sécurité présents sur un site sensible. Dans le même temps, la filiale de Byblos Group a également mis au point, avec le concours de l'Agence nationale de recherche, un système de détection des drones.
« La technologie des drones crée potentiellement de nouvelles menaces, explique Simon Hoayek. Nous avons donc choisi de travailler sur des techniques anti-drones. Nous avons finalement pu créer une solution qui permet de détecter, puis de neutraliser tous les types de drones, en les déconnectant de leur pilote et en prenant leur contrôle. Elle doit nous permettre également d'identifier le pilote, de le géo-localiser et de collecter des preuves. »

BENOIT THOLENCE :
« Regrouper les PME pour constituer des ETI »

Entrepreneur consultant chez Waoup, Benoit Tholence prône le rapprochement entre PME adressant un même marché avec des savoir-faire et des produits complémentaires.

Vous inter

venez sur le Forum Entreprise du Futur autour de la thématique : « Et si on regroupait des PME pour aller vers des ETI ? » Pourquoi avoir retenu ce sujet ?

Nous avons voulu expérimenter ce sujet en réaction à une tendance de fond qui impacte l'économie hexagonale depuis de très longues années. Comme la plupart des observateurs de la vie des sociétés françaises, nous avons constaté qu'il y avait beaucoup d'entreprises industrielles qui étaient parties à l'étranger. Un mouvement qui se poursuit d'ailleurs et qui ne manque pas de nous inquiéter. Pour revaloriser le tissu industriel national, nous pensons qu'il faudrait peut-être rassembler des PME qui ont des métiers spécifiques, mais complémentaires, avec des valeurs ajoutées faibles, comme de l'emboutissage, de l'injection plastique… En les réunissant nous allons les aider à monter dans la chaîne de valeur du produit, car en regroupant des activités complémentaires on peut aller vers un produit à plus haute valeur ajoutée. Ces entreprises pourraient ainsi passer du stade de fournisseurs de pièces à producteur d'ensembles complets, voire de produits finis.

A qui s'adresse cette démarche ?

A toutes les entreprises qui ont conscience d'avoir un véritable savoir-faire, mais de ne pas pouvoir en profiter pleinement. Nous avons déjà commencé à expérimenter cette démarche avec quelques entreprises, mais nous voulons le faire à plus grande échelle et nous estimons que le Forum Entreprise du Futur est l'endroit idéal pour tenter d'agréger des PME.
Ces agrégations de PME devraient-elles se traduire au travers de structures juridiques clairement formalisées ?
Oui, bien entendu. Le métier de Waoup consiste à créer des business, donc à monter des structures juridiques pour recruter, embaucher, lever des fonds… En fait, il est indispensable d'aller jusque-là, parce que cela permettra de poser des règles du jeu précises entre les différentes PME qui se réuniront. Elles ne peuvent pas se contenter d'être seulement des partenaires sur certains dossiers ponctuels. Elles doivent réellement être associées. Chacune conserverait son métier d'origine, mais elles mettraient en commun des ressources.

La démarche est-elle déjà engagée ?

Oui, nous avons une première PME, issue de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui veut travailler avec nous sur ce sujet-là et nous en avons deux autres qui se sont agrégées dans cet optique. Toutes trois ont des métiers complémentaires et des intérêts communs. Notre rôle sera d'être l'entremetteur et de trouver les bonnes associations qui feront le succès de l'opération par la réussite du produit final.

Plus globalement, quelle est la vocation de Waoup ?

Nous avons pour ambition d'imaginer les business de demain à partir de ceux d'aujourd'hui, de les créer en montant les structures et en embauchant des salariés, puis de les opérer et de les faire décoller en identifiant la bonne opportunité de marché, en tissant des partenariats avec les différents systèmes. Pour développer cette activité, nous nous sommes organisés il y a six mois autour de business
lab thématisés : santé et nutrition, énergie / environnement, habitat et construction, transports et territoires, alimentation et distribution.

MAGNYS
RÉVOLUTIONNE LES LUNETTES POUR PRESBYTES

Partant d'un problème qu'il rencontrait au quotidien, Denis Thoral a donné naissance à l'une des start-up les plus innovantes dans l'univers de l'optique. Confronté aux premiers assauts de la presbytie, Denis Thoral a surfé sur la difficulté qui l'assaillait pour donner un nouvel élan à sa carrière professionnelle. En mobilisant des ressources externes (Groupe Zebra, Solidworks), cet ancien directeur financier a créé la société Magnys, qui s'est fixé pour objectif de fabriquer des lunettes à destination des presbytes. « Mais des lunettes totalement différentes des loupes que l'on trouve déjà chez les pharmaciens », précise-t-il.

Pour y parvenir, ses équipes et ses partenaires n'ont eu qu'une obsession : innover. De la fabrication des verres en polycarbonate au réglage des lunettes chez l'opticien, Magnys a repris toute la chaine de conception et de diffusion du produit. « Les lunettes sont intégralement réalisées en France », ajoute Denis Thoral, qui a déjà commercialisé 13 000 paires depuis 2016.
Maintenant, pour accélérer son développement, il entend impulser une nouvelle dynamique commerciale, grâce à un pilotage plus digital. « Un véritable défi, reconnaît-il en conclusion, car nos clients opticiens sont habitués depuis toujours à une relation commerciale physique avec leurs fournisseurs. »




Tout Lyon Affiches LA RÉDACTION

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer