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L'économie régionale résiste bien

L'activité des entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes tire son épingle du jeu en 2019 dans un contexte de ralentissement global de la croissance. Cette année, la progression devrait être modérée.
L'économie régionale résiste bien
Séverine Renard - L'activité dans le BTP a progressé de 5,1 % en 2019.

EconomieFinances Publié le ,

« L'année 2019 a été marquée par des tensions commerciales croissantes. Dans ce contexte assez perturbé, l'économie française a bien résisté avec une croissance du PIB de 1,2 %. La région a prouvé une nouvelle fois que son dynamisme permettait d'amortir certains chocs », analyse Christian Jacques Berret, directeur régional de la Banque de France. L'an dernier, d'après l'étude réalisée auprès de 4 200 entreprises par l'institution régionale, les chiffres d'affaires ont progressé de 2,9 % et les effectifs de 2,1 %.

Dans l'industrie, l'activité a augmenté de 1,1 % (3,2 % en 2018) et les effectifs ont cru de 0,6 % (2,3 % en 2018). « Il y a des distinctions nettes entre les branches. Si la filière automobile et ses sous-traitants connaissent des difficultés, les secteurs de la fabrication de produits électriques ou de la pharmacie sont très dynamiques », détaille Stéphane Albert. Le chef de la conjoncture souligne également la forte érosion de l'export avec seulement +1,9 % en 2019, contre +2,7 % en 2018. Dans les services marchands, les chiffres d'affaires ont progressé de 4,8 % (4,4 % en 2018) et les effectifs de 4,5 % (3,5 % en 2018). « L'ingénierie technique et le conseil informatique tirent l'activité. L'hébergement-restauration a enregistré une belle année à + 4,6 % », précise Stéphane Albert. L'embellie s'est poursuivie dans le BTP avec une activité en hausse de 5,1 % (4 % en 2018) et des effectifs en évolution de 2,1 % (2,5 % en 2018). « Le chantier du Grand Paris tire aussi l'activité de nos entreprises régionales », note le chef de la conjoncture. Sur les investissements, la Banque de France fait état d'une stabilité dans les services, d'une petite baisse dans le BTP et d'un recul plus conséquent, de - 4,4 %, dans l'industrie. « Les chefs d'entreprise ont fait preuve de prudence, mais les investissements de notre échantillon s'élèvent tout de même à 2,5 Md€ », fait remarquer Stéphane Albert.

Pour cette année, l'industrie devrait constater une amélioration (+ 2 % de CA), les services resteront bien orientés (+ 4,2 % de CA), mais le BTP pourrait connaître une situation un peu moins favorable avec une activité en hausse de seulement 2,1 %.

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