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L'école Émile Cohl esquisse son futur

L'école Émile Cohl esquisse son futur
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EconomieEntreprise de la semaine Publié le ,

Avec ses 630 étudiants sur 2 500 m2, l'École EmileCohl était à l'étroit dans ses locaux historiques, rue PaulBert. "Nous cherchions à nous agrandir encore, mais nous avions épuisé tous les recours. Nous avons été séduits par le projet Campus Pro", souligne EmmanuelPerrier, directeur délégué. Désormais, les 120 intervenants, les 27 salariés (équivalent temps plein) et les étudiants évolueront dans 7 500 m2 de locaux flambants neufs (investissement : 14,5 M€, dont 3 M€ sur fonds propres).

Outre le confort et l'espace, cette croissance significative vise à accompagner la SAS (4,5 M€ de C.A. en 2015, R.N. : 568000 €) familiale, détenue à 2/3 par la famille Rivière, fondateur de l'école, et à 1/3 par EmmanuelPerrier, dans son développement. "Nous ambitionnons d'accueillir 800 étudiants d'ici 2008", annonce le directeur délégué.

L'augmentation des effectifs "ne se fera pas au détriment du niveau d'excellence de l'école" qui repose sur la vision de l'enseignement sur la base du dessin d'observation de son président Philippe Rivière. Marque de fabrique de l'école, elle dispense une formation en 5 ans (3 ans généraliste + 2 ans de spécialisation en bande dessinée, cinéma d'animation 2D/3D, jeu vidéo, infographiemultimédia). "La précarité dans l'art n'est pas une fatalité. 80% de nos diplômés sont en poste 6 mois après leur diplôme, un taux qui grimpe à 90% sur la filière jeux vidéo. Nous avons de très bonnes perspectives sur la filière entertainment", poursuit-il.

Cette croissance s'appuie sur l'international et la formation continue, pour le moment peu formalisée. "Nous sommes régulièrement contactés pour former des salariés mais nous travaillons à une offre plus structurée", souligne EmmanuelPerrier. Point de départ de cette orientation : un partenariat signé avec la société de production Xylam (Oggy et les Cafards, Les Dalton, etc.) visant à former leurs futurs collaborateurs lyonnais – entre 80 et 120 personnes devraient être recrutées à Lyon d'ici septembre 2016.

Le déménagement annonce aussi une nouvelle gouvernance, puisque Philippe Rivière, 69 ans, prépare sa succession. Accompagnés par EmmanuelPerrier jusqu'à son retrait, ses 2 enfants devraient, dans un an, reprendre le flambeau.

Emmanuel Perrier : "Nous ouvrirons Emile Cohl en Chine"

Pourquoi se développer à l'international ?

Dans le monde de l'éducation, c'est désormais une obligation. Nous accueillons déjà 10% d'étudiants étrangers, mais ce n'est pas suffisant. Il n'est pas si facile pour eux de venir étudier en France, compte-tenu des contraintes administratives. C'est pourquoi nous ouvrirons dans quelques années une école Emile Cohl en Chine.

Pourquoi avoir choisi la Chine ?

En 2010, notre président Philippe Rivière découvre que la Chine s'apprête, comme en France auparavant, à abandonner l'enseignement du dessin d'observation. C'est son combat depuis toujours. Nous avons commencé par ouvrir une filière de recrutement d'étudiants chinois, puis, progressivement, nous avons signé deux partenariats avec les Universités Tsinghua et Beishida à Pékin. Mais la filière est difficile à gérer. A terme, nous ambitionnons de nous installer là-bas.

Avez-vous d'autres pays en ligne de mire ?

Nous avons été approché par l'Afrique du Sud, intéressée par nos méthodes. La filière numérique est très active. Ils ont de très bons techniciens, mais pas d'artistes. Pour le moment, nous développons des partenariats, mais nous ne prévoyons pas d'ouvrir une antenne.

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