AccueilIndustriePhilippe Grand: "L'avenir de LUTB passe par l'augmentation des financements privés"

Philippe Grand: "L'avenir de LUTB passe par l'augmentation des financements privés"

Au moment de fêter son 10ème anniversaire, le pôle de compétitivité LUTB dresse un bilan très positif des actions engagées, mais n'ignore pas les défis qu'il devra relever pour prolonger cette dynamique.
Philippe Grand:
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EconomieIndustrie Publié le ,

LUTB n’échappe pas à la règle. Invité, comme tous les pôles de compétitivité, à fêter son 10ème anniversaire, il profite de l’occasion pour revenir sur une décennie de projets d’innovations dédiés aux systèmes de transport collectif des personnes et des marchandises en milieu urbain. Un bilan que Philippe Grand, son président, estime très bon. Chiffres à l’appui. « Nous avons labellisé 200 projets collaboratifs de R&D depuis 2006 (30 en 2015), dont 105 financés pour un montant total d’investissements de 402 M€ ».


« Nous n’avons pas le choix, poursuit le représentant d’Iveco. Notre salut passe par l’innovation, car un bus représente environ 1 000 heures de travail et lorsque nous sommes en concurrence avec des entreprises qui fabriquent leurs véhicules en Turquie ou en Pologne, nous ne pouvons pas être compétitifs sur le plan de la main-d’œuvre. » Les185 adhérents de LUTB, qui partagent cette analyse, s’accordent sur un point : à l’avenir, les pôles de compétitivité devront repenser leur mode de financement. Car l’Etat, après avoir impulsé le mouvement, veut maintenant diminuer les crédits d’animation et de gouvernance qu’il accorde aux pôles.

« D’une manière générale, 2016 et 2017 seront deux années charnière que les pôles devront mettre à profit pour imaginer de nouveaux modes de financement », confirme Philippe Grand. Une démarche que LUTB, qui dispose d'un budget de 1,5 M€ cette année, a anticipé selon ses dirigeants. «Des fonds d’origine privée assurent d'ores et déjà 57 % de notre financement », affirme Bernard Modat, vice-président délégué de LUTB. Tandis que Pascal Nief, directeur général du pôle, ajoute : « certains pôles souhaitent tendre vers un financement 100 % privé. » Un nouveau défi à relever.

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